Show Less
Restricted access

Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Series:

Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
Show Summary Details
Restricted access

308. M. Bonnet, Ambassadeur de France à Washington, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

Extract

M. BONNET, AMBASSADEUR DE FRANCE À WASHINGTON,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 3116.

Washington, 19 mai 1949.

La New Republic, hebdomadaire libéral dont le directeur est aujourd’hui M. Michael Straight2, a publié dans son numéro du 16 mai un compte rendu des discussions qui ont eu lieu à New York les 2 et 3 avril dernier sous les auspices de ce journal et de l’Union pour l’action démocratique et au cours desquelles a été étudié le problème de la force réelle des Soviets. Ont pris part à ces discussions des journalistes qu’un long séjour en Europe orientale et en Russie a familiarisé avec les questions soviétiques et des professeurs des universités de Columbia, Princeton, Yale, Harvard et Syracuse.

Une des conclusions auxquelles sont arrivés les experts est que les conditions de vie en Russie soviétique ne sont pas suffisamment mauvaises pour provoquer une crise de régime, mais qu’elles sont assez difficiles pour rendre hautement improbable toute action internationale qui pourrait conduire à la guerre.

Les experts estiment que l’Union soviétique pourra atteindre les buts économiques qu’elle s’est assignée dans le plan quinquennal d’après guerre. Même si cette hypothèse se vérifie, sa capacité totale de production sera encore considérablement inférieure à celle des États-Unis. Les standards de vie ont commencé à s’améliorer depuis la fin de la guerre mais ils n’ont...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.