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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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319. Général Juin, Commissaire résident général de la République française au Maroc, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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GÉNÉRAL JUIN, COMMISSAIRE RÉSIDENT GÉNÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU MAROC,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

T. nos 314-316.

Rabat, 27 mai 1949, 14 h.

Réservé.

(Reçu : le 27, 17 h. 30)

Les vues exprimées au sujet du statut du Maroc par M. le ministre de la France d’outre-mer lors du débat du 22 mai sur l’Indochine à l’Assemblée nationale ont provoqué dans divers milieux marocains une certaine émotion. Celle-ci s’est traduite en particulier par une protestation de l’Istiqlal dont le Secrétaire général M. Balafrej, a télégraphié le texte hier 25 mai aux Ministères des Affaires étrangères et aux Ambassades à Paris des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’URSS, au Secrétaire général des Nations unies, à l’United Press à Paris et à diverses personnalités politiques et étrangères.

Je communique ce texte au Département ce jour par avion2.

D’autre part le Sultan qui, dès le 23 mai avait marqué dans un entretien particulier avec le conseiller adjoint du gouvernement chérifien sa surprise et son désagrément m’a fait savoir ce matin à titre officiel qu’il attacherait du prix à ce que le Département procédât à une mise au point dans laquelle il ferait ressortir que le Ministre de la France d’outre-mer n’a pas compétence pour prendre position sur...

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