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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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336. M. Offroy, Consul général de France à Milan, à M. Fouques-Duparc, Ambassadeur de France à Rome

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M. OFFROY, CONSUL GÉNÉRAL DE FRANCE À MILAN,

       À M. FOUQUES-DUPARC, AMBASSADEUR DE FRANCE À ROME.

D. n° 115.

Milan, 7 juin 1949.

Par ma dépêche n° 95 en date du 10 mai dernier1, j’avais indiqué à Votre Excellence que le moment me semblait venu où de grands efforts allaient être faits du côté italien pour inciter les milieux d’affaires nord-américains à investir des capitaux en Italie du Nord.

Les précisions que j’ai recueillies depuis lors sur certains sondages actuellement en cours – et auxquelles je serais reconnaissant à Votre Excellence de bien vouloir garder un caractère confidentiel, – me permettent de définir ainsi les principales positions.

Si je n’ai pas eu d’informations dignes de foi sur l’attitude des milieux gouvernementaux italiens à cet égard, je puis au contraire confirmer que, au sein des grandes entreprises italiennes, le désir d’engager des conversations avec les groupements similaires d’Outre-Atlantique est de plus en plus généralisé et qu’il a déjà reçu dans de nombreux cas un commencement d’exécution.

D’autre part, les services officiels américains et notamment les agents de l’ECA2 font tous leurs efforts pour que ces conversations soient rapidement entamées et aboutissent à des résultats concrets. Ils souhaitent dès maintenant préparer la relève qui sera nécessaire lorsque le plan Marshall s’arrêtera et s’ils critiquent encore très souvent la bureaucratie italienne et l’absence d’esprit civique...

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