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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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37. M. Parodi, Représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. PARODI, REPRÉSENTANT PERMANENT DE LA FRANCE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

T. nos 76-85.

New York, 19 janvier 1949, 16 h. 49.

Priorité absolue. Confidentiel2.

(Reçu : le 20, 5 h. 15)

La délégation américaine a terminé, après consultation avec plusieurs autres délégations, la mise au point du projet de résolution qu’elle entend déposer lors de la prochaine séance du Conseil.

Au cours de la journée d’hier, je m’étais employé à démontrer à mes collègues américains les inconvénients sérieux de leur première réaction. J’ai insisté tout spécialement sur les exorbitantes responsabilités que leur texte initial faisait peser sur la commission et le Conseil de sécurité. J’ai trouvé mes interlocuteurs très fermes sur le principe même d’une résolution qui, ordonnant la cessation des hostilités et la mise en liberté des prisonniers politiques, consacrerait la nécessité pour les Hollandais de reprendre les conversations avec le gouvernement républicain, confierait à la Commission des Bons Offices, dénommée Commission des Nations unies pour l’Indonésie, des pouvoirs très importants en vue de la réalisation d’un programme touchant à son stade – dernière limite acceptée d’ailleurs par les Pays-Bas – au transfert de la souveraineté aux États-Unis d’Indonésie. Le Dr Jessup et...

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