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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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45. M. Rollet, Chargé d’affaires à la Légation de France à Wellington, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. ROLLET, CHARGÉ D’AFFAIRES À LA LÉGATION DE FRANCE À WELLINGTON,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 36.

Wellington, 21 janvier 1949.

M. Peter Fraser, Premier ministre et ministre des Affaires extérieures de Nouvelle-Zélande, a accordé à la presse américaine de longs interviews sur la politique extérieure de la Nouvelle-Zélande.

Ces déclarations sont d’autant plus intéressantes que le Premier ministre se montre plutôt avare de renseignements dans son propre pays, et qu’il ne lui viendrait certes pas à l’esprit d’offrir aux journalistes néo-zélandais la même copie. Le fait a été relevé avec quelque aigreur dans un hebdomadaire de Wellington, mais il me paraît imputable davantage à l’indifférence que le public néo-zélandais témoigne à l’égard de tout ce qui n’est pas britannique, qu’au Premier ministre lui-même. Aussi l’interview de M. Fraser doit-il être affecté du coefficient de réduction que cette indifférence ne saurait manquer d’apporter à l’idéal et à la générosité qu’il manifeste en toute sincérité, à l’étranger et en particulier dans les conférences internationales2.

Le Premier ministre a déclaré que la Nouvelle-Zélande se voyait obligée, à son corps défendant, d’augmenter ses dépenses militaires en raison de l’attitude de la Russie. Il est tout à fait exact que c’est la politique russe – et plus particulièrement la politique russe en Europe – qui a poussé le...

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