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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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49. M. Mons, Résident général de la République française à Tunis, à M. Schuman, Ministre des affaires étrangères

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M. MONS, RÉSIDENT GÉNÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE À TUNIS,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES.

D. no 129.

Tunis, 25 janvier 1949.

Confidentiel.

 

J’avais depuis plusieurs semaines déjà le désir de passer quelques jours dans la région de Sfax afin de reprendre contact avec la population et les élus de cette circonscription. L’occasion m’en a été fournie par la récente mutation de contrôleurs civils qui provoque le départ de Sfax de M. Nullet, auquel j’ai tenu à remettre officiellement la Légion d’Honneur qui lui a été décernée il y a quelques mois.

J’étais accompagné de membres de mon Cabinet et de différents chefs d’administration avec lesquels je voulais pouvoir régler sur place des questions depuis longtemps pendantes.

Accueilli à mon arrivée par les autorités civiles et militaires de la région, celles-ci m’ont escorté jusqu’au Contrôle civil devant lequel était massée une foule assez nombreuse. Un groupe, d’ailleurs peu important de manifestants, poussa quelques cris de « Bourguiba, Bourguiba », et fut rapidement dispersé par la police qui arrêta, entre autres, le frère et le fils de Hedi Chaker, leader de l’UGTT de Sfax. Ce petit incident fut le seul qui marqua mon long périple et l’accueil, d’abord curieux et poli de la part de la population, devint de plus en plus chaud...

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