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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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65. M. Arvengas, Ministre de France au Caire, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. ARVENGAS, MINISTRE DE FRANCE AU CAIRE,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 152.

Le Caire, 28 janvier 1949.

La reconnaissance par la France du gouvernement d’Israël attendue depuis longtemps a suscité, je l’ai dit par télégramme, moins d’émoi en Égypte que l’on eût pu le redouter il y a quelques semaines2. Cette initiative eût été encore moins défavorablement accueillie si elle avait pu se produire en même temps qu’eût agi le gouvernement britannique. Le discours de M. Bevin aux Communes le 26 janvier a dissipé cet espoir.

Le gouvernement égyptien pourtant s’attendait à un acte commun de la part des gouvernements de Paris et de Londres. Il avait reçu vers le 22 janvier deux télégrammes de Saroit Bey et d’Amr Pacha rendant compte de leurs démarches au Quai d’Orsay et au Foreign Office rédigés en termes presque analogues. Les deux ambassadeurs notaient que la reconnaissance par la France et l’Angleterre des autorités de Tel Aviv interviendrait avant le 25, date des élections en Israël. Les deux gouvernements alliés espéraient, de cette façon, renforcer les éléments juifs modérés et avaient dû en tout état de cause céder devant la pression américaine.

De plus, le Chargé d’affaires de Grande-Bretagne, interrogé par le ministre des Affaires étrangères, sur les intentions de son...

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