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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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80. Note de la Direction d’Europe (Sous-direction d’Europe du Nord). L’Union européenne après la réunion du Conseil consultatif (27 janvier 1949)

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(Sous-direction d’Europe du Nord)

L’Union européenne après la réunion du Conseil consultatif

(27 janvier 1949)

N.

Paris, 3 février 1949.

Au cours de la réunion trimestrielle du Conseil consultatif, tenue à Londres les 26 et 27 janvier derniers, les cinq ministres des Affaires étrangères du Pacte de Bruxelles, ayant pris connaissance du rapport qui leur était soumis par le Comité d’études pour l’Union européenne, sont parvenus à se mettre d’accord sur une formule de compromis prévoyant à brève échéance, la création d’un « Comité ministériel » européen et d’un « Corps consultatif ».

Aussi bien tant l’étude plus approfondie du projet ébauché par le Comité que la recherche des termes dans lesquels certains pays seraient conviés à participer, comme membres fondateurs, à l’Union européenne, ont été confiées par le Conseil consultatif à la Commission permanente siégeant à Londres.

Un terme est ainsi mis à l’activité du Comité d’études et la mise au point du statut de la future union européenne retrouve un cadre essentiellement gouvernemental. La procédure adoptée n’est-elle pas de nature à soulever certaines difficultés ?

L’étendue même du mandat donné au Comité d’études avait largement contribué à rendre fructueux les échanges de vues qui en avaient marqué les réunions. Le fait qu’à l’exception du gouvernement du Royaume-Uni, les quatre autres gouvernements intéressés aient estimé devoir désigner...

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