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Les mutations de la sidérurgie mondiale du XXe siècle à nos jours / The Transformation of the World Steel Industry from the XXth Century to the Present

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Edited By Charles Barthel, Ivan Kharaba and Philippe Mioche

La sidérurgie a joué un rôle moteur dans l’éclosion du monde industrialisé moderne. Quoique son importance relative par rapport à l’ensemble des économies globalisées soit aujourd’hui en recul, il n’en demeure pas moins que, grâce à un processus d’adaptation permanente aux nouvelles données d’un environnement qui change de plus en plus rapidement, elle occupe toujours une place de choix. Aussi ses innombrables implications technologiques, commerciales, politiques, diplomatiques, culturelles et sociales font-elles apparaître l’utilité de faire le point sur deux siècles de mutations dans une démarche comparative à vocation essentiellement historique, mais également ouverte à d’autres disciplines.
Changes in the world steel industry have been faster in the late twentieth century than in all previous periods. The Transformation of the World Steel Industry from the Twentieth Century to the Present aims to scientifically describe and study the transformations which occurred in all areas of that industry. Its positioning in the contemporary period allows a multidisciplinary and comparative reflection about the origins and forms of these technological, commercial, political, diplomatic, cultural and social changes.
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Le processus de concentration des entreprises sidérurgiques en Allemagne (Karl Lauschke)

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Karl LAUSCHKE

Technische Unversität Dortmund

Dans les années 1970, sept grands groupes dominent la sidérurgie d’Allemagne occidentale : Thyssen, Krupp, Hoesch et Mannesmann dans la Ruhr, la région principale de la sidérurgie allemande où sont produits plus de soixante pour cent de l’acier brut, et, hors de la Ruhr, Peine-Salzgitter en Basse-Saxe, Arbed en Sarre et Klöckner avec la Georgsmarienhütte en Basse-Saxe et ses usine à Brême près du littoral et à Sulzbach-Rosenberg en Bavière. Ces sept groupes produisent environ quatre-vingt quinze pour cent de l’acier brut en Allemagne.

Actuellement, dans la Ruhr, une seule entreprise a survécu : ThyssenKrupp, produisant un tiers de l’acier brut en Allemagne réunifiée. Des groupes avec une longue tradition comme Mannesmann, Klöckner, Hoesch et Arbed, qui aux années 1970 se présentent encore comme des entreprises très fortes et compétitives par suite des modernisations et des fusions antérieures ont aujourd’hui disparu pour différentes raisons. Mannesmann a dû se séparer de ses activités sidérurgiques en se transformant en un groupe technologique. En 2000, il a été repris par Vodafone. Klöckner a perdu ses aciéries à Brême, aujourd’hui une filiale d’ArcelorMittal ; la Georgsmarienhütte a été reprise en 1993 par le dirigeant Jürgen Großmann, et à Sulzbach-Rosenberg, l’usine a été fermée définitivement en 2002 à la suite d’une faillite Le groupe Hoesch a quant à lui été repris par...

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