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Ces Belges qui ont soutenu l’apartheid

Organisations, réseaux et discours

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Isabelle Delvaux

Si plus personne n’ose aujourd’hui défendre l’apartheid jadis pratiqué en Afrique du Sud, ce n’était pas le cas dans les années 1970 et 1980. Nombre de Belges, surtout néerlandophones, ont alors apporté leur soutien à l’Afrique du Sud blanche et à son régime d’apartheid. Avec le recul, un tel phénomène peut surprendre, mais la contextualisation historique permet d’en comprendre les racines et la logique.
Comprendre : tel est l’objectif de ce livre. En s’appuyant sur des sources écrites inédites et des témoignages d’acteurs pro et antiapartheid, ce livre radiographie ce mouvement de soutien. Avec minutie, Isabelle Delvaux y décrit les objectifs, les motivations et les actions des associations belges qui ont milité en faveur d’un statu quo en Afrique du Sud. Elle dresse le profil de leurs membres et, surtout, les raisons qu’ils ont invoquées pour justifier les liens entre la Belgique et l’Afrique du Sud blanche, tout comme le système politique d’apartheid.
Au-delà des actions et idées de ces groupements, ce livre met en évidence plusieurs vecteurs du racisme. L’Histoire telle qu’on la construit et la raconte peut être l’un de ces vecteurs, comme l’illustre la manière dont ces groupements se sont emparés d’une certaine histoire pour justifier leurs actions. Puisse une autre histoire, celle de leur mouvement, contribuer à endiguer les discriminations sans cesse résurgentes.
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CHAPITRE 4 Acteurs et réseaux d’acteurs: de la nébuleuse des associations «amies» au réseau structuré du lobby

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CHAPITRE 4

Acteurs et réseaux d’acteurs

De la nébuleuse des associations «amies» au réseau structuré du lobby

L’objectif de ce quatrième chapitre est de décrire le profil individuel et collectif de chaque association. Il pose la question des milieux dont sont originaires et dans lesquels évoluent les membres dirigeants. Il analyse leurs fonctions ainsi que leur position dans le paysage pro-Afrique du Sud belge. Il s’interroge également sur la présence ou l’absence de connexions interpersonnelles et donc de réseau. Membres d’associations qui partageaient un intérêt commun pour l’Afrique du Sud, ces individus étaient en effet susceptibles d’avoir établi entre eux, via ces associations, mais aussi via les milieux dans lesquels ils évoluaient, des liens sociaux informels.

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