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Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama

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Dominique Nasta, Muriel Andrin and Anne Gailly

Dans une confrontation inédite des approches francophones et anglo-saxonnes signées par des experts internationalement reconnus aussi bien que par de jeunes chercheurs, Le mélodrame filmique revisité propose d’ouvrir le champ d’études vers de nouvelles perspectives historiques et esthétiques. En effet, le mélodrame souffre, depuis ses débuts cinématographiques, d’une exploitation péjorative qui restreint le « mode mélodramatique » à la manipulation des émotions du public et à une representation excessive sur le plan esthétique. Minimisé, expédié, ce genre mérite pourtant d’être enfin l’objet d’une revalorisation à travers des approaches innovantes et un corpus élargi à la télévision, l’animation et l’internet.
Revisiting Film Melodrama brings forth pioneering French and English-speaking approaches from internationally known experts as well as by young researchers, aiming to broaden the research area through new historical and aesthetic perspectives. Indeed, film melodrama has too often been under-estimated, most surveys having essentially focused on the audience’s emotions and on excessive representations, often neglecting the complexities of the «melodramatic mode». More than ever, melodrama as film genre requires a comprehensive, multi-layered re-appraisal which includes references to the genre at work on television, animation and the internet.
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Doux Jésus ! Prolégomènes à une sous-catégorisation générique : Le mélodrame de l’Enfance (Pathé, 1900-1913) (Anne Gailly)

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Prolégomènes à une sous-catégorisation générique : le mélodrame de l’Enfance (Pathé, 1900-1913)

Anne GAILLY

Université Libre de Bruxelles

Au cours de la première décennie Pathé, l’évocation de l’Enfance sous la clé de voûte du mélodrame assigne une occurrence protéiforme, paradoxale en ce qu’elle décline l’image de figures angéliques et de frimousses pathétiques, de profond dénuement et de débrouillardise extrême, de résignation fataliste ou encore de pugnacité singulière. Sous cette disparité contrastée, se perçoivent de toute évidence les ressources de l’antithèse, de l’hyperbole et de l’oxymore décelées par Peter Brooks au cœur de l’imaginaire mélodramatique.1 Toutefois, au croisement de l’hypothèse enfantine et des codes mélodramatiques, l’observation de la récurrence rhétorique et structurelle de ces figures de l’excès2 – si elle unifie, par-delà les découpages subgénériques, un corpus particulièrement hétérogène – déporte dans le même temps le regard sur l’absence de cadre théorique susceptible de rendre compte des registres spécifiques de la modélisation de cette Enfance “paradoxale” sous l’aile de la firme la plus influente du cinéma des Premiers temps.

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