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Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama

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Edited By Dominique Nasta, Muriel Andrin and Anne Gailly

Dans une confrontation inédite des approches francophones et anglo-saxonnes signées par des experts internationalement reconnus aussi bien que par de jeunes chercheurs, Le mélodrame filmique revisité propose d’ouvrir le champ d’études vers de nouvelles perspectives historiques et esthétiques. En effet, le mélodrame souffre, depuis ses débuts cinématographiques, d’une exploitation péjorative qui restreint le « mode mélodramatique » à la manipulation des émotions du public et à une representation excessive sur le plan esthétique. Minimisé, expédié, ce genre mérite pourtant d’être enfin l’objet d’une revalorisation à travers des approaches innovantes et un corpus élargi à la télévision, l’animation et l’internet.
Revisiting Film Melodrama brings forth pioneering French and English-speaking approaches from internationally known experts as well as by young researchers, aiming to broaden the research area through new historical and aesthetic perspectives. Indeed, film melodrama has too often been under-estimated, most surveys having essentially focused on the audience’s emotions and on excessive representations, often neglecting the complexities of the «melodramatic mode». More than ever, melodrama as film genre requires a comprehensive, multi-layered re-appraisal which includes references to the genre at work on television, animation and the internet.
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Correspondances élémentaires : universalité du mélodrame (Christian Viviani)

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Christian VIVIANI

Paris 1-Sorbonne, Université de Caen

On sait, depuis le texte fondamental de Peter Brooks (The Melodramatic Imagination: Balzac, Henry James, Melodrama and the Mode of Excess), que le mélodrame utilise des procédés dramatiques, narratifs et iconographiques, qui ne connaissent pas de frontière. Le cinéma, qui, malgré les problèmes qui demeurent dans la libre circulation des films, a largement favorisé notre connaissance de cultures lointaines, a confirmé cette vocation universelle : en effet la matrice mélodramatique est sans doute l’une de celles auxquelles le septième art a le plus emprunté. Dans cette tendance à abolir les cloisonnements culturels, le recours aux cinq éléments de la nature comme signe visuel de tourments plus intimes joue un rôle oecuménique dont nous examinons ici quelques aspects.

Ben-Hur est-il un mélodrame ? Oui, si l’on considère que le mélodrame, comme le tragique, est plus un ton, voire une couleur, qu’un genre proprement défini. Oui, si l’on admet qu’il y a deux formes de mélodrame. La première est une forme générique codée, à laquelle il faut rattacher certains films de Douglas Sirk ou de Rafaello Matarazzo, pour prendre deux spécialistes avérés qui, dès leur titre (Magnificent Obsession/Le secret magnifique, 1954 ; I figli di nessuno/Fils de personne, 1952), affichent le pathos, la confusion, le déterminisme social dans...

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