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Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama

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Edited By Dominique Nasta, Muriel Andrin and Anne Gailly

Dans une confrontation inédite des approches francophones et anglo-saxonnes signées par des experts internationalement reconnus aussi bien que par de jeunes chercheurs, Le mélodrame filmique revisité propose d’ouvrir le champ d’études vers de nouvelles perspectives historiques et esthétiques. En effet, le mélodrame souffre, depuis ses débuts cinématographiques, d’une exploitation péjorative qui restreint le « mode mélodramatique » à la manipulation des émotions du public et à une representation excessive sur le plan esthétique. Minimisé, expédié, ce genre mérite pourtant d’être enfin l’objet d’une revalorisation à travers des approaches innovantes et un corpus élargi à la télévision, l’animation et l’internet.
Revisiting Film Melodrama brings forth pioneering French and English-speaking approaches from internationally known experts as well as by young researchers, aiming to broaden the research area through new historical and aesthetic perspectives. Indeed, film melodrama has too often been under-estimated, most surveys having essentially focused on the audience’s emotions and on excessive representations, often neglecting the complexities of the «melodramatic mode». More than ever, melodrama as film genre requires a comprehensive, multi-layered re-appraisal which includes references to the genre at work on television, animation and the internet.
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La mauvaise réputation et le malaise de l’histoire. le mélodrame québécois des années 1940-1950 (Pierre Véronneau)

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Le mélodrame québécois des années 1940-1950

Pierre VÉRONNEAU

Cinémathèque québécoise

Dès qu’on examine les textes consacrés au mélodrame cinématographique, il est remarquable de noter que nombre d’entre eux ne s’intéressent qu’à des films qui se situent à l’intersection du cinéma populaire et du cinéma d’auteur (on peut penser à Douglas Sirk, Jean Grémillon ou à Max Ophuls par exemple), ou qui sont carrément des films d’auteur (Rainer W. Fassbinder ou Pedro Almodovar). Il arrive cependant que le mélodrame soit abordé sous un angle plus “moderne” : les gender studies et plus spécifiquement le spectatorat féminin ou le film pour femme, le rapport à l’idéologie, etc.1 Les mélodrames “ordinaires”, que ce soit au théâtre, en littérature, au cinéma, ou à la télévision, sont plutôt mis de côté, sauf par ceux qui s’intéressent à la culture populaire, aux œuvres considérées comme mineures et à ce qu’on regroupe parfois, en littérature, sous le vocable de “paralittérature”, désignant ainsi des productions qui ne seraient pas de la “vraie” littérature. Pour le cinéma, certains universitaires anglophones, comme Jeffrey Sconce et Joan Hawkins,2 ont même créé le terme de paracinema, appellation qu’une revue en ligne a d’ailleurs adoptée, mais ← 293 | 294 → qui n’a pas...

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