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Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama

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Edited By Dominique Nasta, Muriel Andrin and Anne Gailly

Dans une confrontation inédite des approches francophones et anglo-saxonnes signées par des experts internationalement reconnus aussi bien que par de jeunes chercheurs, Le mélodrame filmique revisité propose d’ouvrir le champ d’études vers de nouvelles perspectives historiques et esthétiques. En effet, le mélodrame souffre, depuis ses débuts cinématographiques, d’une exploitation péjorative qui restreint le « mode mélodramatique » à la manipulation des émotions du public et à une representation excessive sur le plan esthétique. Minimisé, expédié, ce genre mérite pourtant d’être enfin l’objet d’une revalorisation à travers des approaches innovantes et un corpus élargi à la télévision, l’animation et l’internet.
Revisiting Film Melodrama brings forth pioneering French and English-speaking approaches from internationally known experts as well as by young researchers, aiming to broaden the research area through new historical and aesthetic perspectives. Indeed, film melodrama has too often been under-estimated, most surveys having essentially focused on the audience’s emotions and on excessive representations, often neglecting the complexities of the «melodramatic mode». More than ever, melodrama as film genre requires a comprehensive, multi-layered re-appraisal which includes references to the genre at work on television, animation and the internet.
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Quand le cinéma “sombre” dans le mélodrame. Le genre comme critère de dévalorisation dans la critique cinématographique mexicaine et cubaine. Étude de cas (Julie Amiot-Guillouet)

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Le genre comme critère de dévalorisation dans la critique cinématographique mexicaine et cubaine. Étude de cas

Julie AMIOT-GUILLOUET

Université Paris-Sorbonne (Paris iv)

Le cinéma classique a été un grand pourvoyeur de récits mélodramatiques dans le cinéma latino-américain en général, et mexicain en particulier. Là comme ailleurs, leur fortune critique s’est avérée inversement proportionnelle à leur succès public. Si une telle situation n’a pas en soi de quoi surprendre, elle est toutefois révélatrice des présupposés d’une critique cinématographique locale qui, à partir des années 1960, a cherché à jeter les bases d’un “nouveau cinéma latino-américain” sur les décombres de l’ancien, jugé médiocre sur le plan esthétique, et vendu à l’idéologie nord-américaine par le biais d’un asservissement au modèle cinématographique de l’industrie du divertissement pratiquée à Hollywood. L’on comprend dans cette perspective les efforts déployés par les critiques de cinéma latino-américains pour mettre en pièces ce cinéma considéré comme le fer de lance de la domination culturelle du voisin du Nord, selon des critères d’évaluation qui montrent clairement l’influence de la pensée de Theodor W. Adorno et Max Horkheimer dans ce qui deviendra à la fin des années 1960 l’École de Francfort, fondés sur une critique de...

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