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Les États baltes et le système européen (1985–2004)

Être Européens et le devenir

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Philippe Perchoc

C’est toute la question de la place et de la puissance des « sans puissance » en relations internationales qui est ici posée par l’étude de la diplomatie des États baltes après 1991. En effet, ce sont les seules anciennes républiques soviétiques à être devenues membres de l’Union européenne et de l’OTAN en 2004. L’étude de leur place dans le système européen en mutation de l’après guerre froide est donc un élément essentiel permettant de définir l’Europe par ses marges. Et ce, au moment où de nouvelles frontières durables semblent apparaitre sur le continent.
Cet ouvrage montre comment les systèmes politiques renaissants de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie des dernières années de l’URSS ont mis en actes une radicale volonté d’ancrage dans les institutions européennes et atlantiques. Malgré des héritages soviétiques complexes relatifs aux frontières et à la définition du corps citoyen, la politique étrangère a été l’un des objectifs de la transformation.
Au même moment, le modèle de sécurité en Europe évolue radicalement, permettant aux diplomaties baltes de s’insérer dans ses interstices et, par là, de contribuer à sa modification structurelle. Cette interaction entre mutations internes et insertions dans le système européen apporte une illustration concrète du fait qu’il fallait « être Européens, pour le devenir ».
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Toutes les œuvres sont le fruit de rencontres. Celle-ci ne fait pas exception. Il s’agit d’abord de la rencontre d’autres Européens lors d’un séjour Erasmus à Londres en 2003. Puis de la rencontre livresque de la Baltique à Louvain-la-Neuve en 2004, et enfin de la rencontre de la Baltique elle-même pour la chaîne ARTE en 2006. Ce fut ensuite l’ouverture d’esprit de Sciences Po et de Bastien Irondelle, trop tôt parti, pour un premier projet de recherches sur la Lettonie. Ce livre est aussi le fruit d’un financement du Centre d’Études Européennes et d’un accueil au Centre d’Études des Relations Internationales de Sciences Po entre 2007 et 2010.

Là, mon directeur de thèse, Georges Mink, a su me donner les pistes, le soutien à mon profil atypique et à mon sujet septentrional, et sa patience à mon impatience. Il a été d’une grande disponibilité et de bon conseil dans les premières étapes de la vie d’un chercheur. Il m’a aussi ouvert de nouvelles portes et perspectives de recherches, notamment sur la mémoire des Européens. Dominique Colas m’a donné des conseils dont il ne se souvient peut-être pas, mais qui ont eu un impact durable. Notamment celui de choisir un auteur important et de le lire en entier. Il aura fallu des mois de lecture de Raymond Aron pour trouver une considération sur les États baltes. Mais, j’espère que ce livre montre que ce n’était pas...

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