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Modes de gouvernance dans quatre métropoles latino-américaines (Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo)

Entre logiques institutionnelles et acteurs

Christian Azaïs and Marielle Pepin-Lehalleur

Cet ouvrage est le fruit d’une recherche collective menée par des chercheurs argentins, brésiliens, français, mexicains et vénézuéliens provenant d’horizons disciplinaires divers. Deux axes directeurs ont guidé les travaux : la gouvernance et la globalisation. La gouvernance est appréciée dans sa qualité de processus et mode de régulation et d’expression des rapports entre acteurs sociaux, mais aussi entre eux et les pouvoirs publics. Cette démarche permet de l’appréhender de manière novatrice, à l’opposé de la vision normative des best practices développée par les organisations internationales.
D’un enjeu à l’autre, les modes de gouvernance révèlent le poids des contextes nationaux et mondiaux, ce qui conforte l’idée d’une globalisation productrice de deux processus indissociables, l’uniformisation et la différenciation. Nous l’avons vérifié dans le domaine de l’habitat, mais aussi dans celui du travail, de la consommation ou des illégalismes. Notre analyse s’appuie sur l’hypothèse que les systèmes d’acteurs s’agencent et se transforment dans le cadre prégnant des changements économiques et sociaux exigés par la globalisation aux métropoles qui veulent s’y faire une place. Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo sont les terrains d’enquête. L’analyse privilégie les logiques institutionnelles auxquelles concourent les acteurs, leurs répertoires d’action et l’appréhension du quotidien qu’ils expriment à travers leurs pratiques et qui ont un impact sur les institutions.
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Logements meublés ou organisation communale à Caracas ? Le cas de La Limonera (Silverio González & Henny Díaz)

 

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Silverio GONZÁLEZ & Henny DÍAZ1

Centre pour le Développement humain, Institut d’Études régionales et urbaines, Universidad Simón Bolívar

Situé dans le Sud-Est de Caracas, La Limonera était un terrain privé de près de 192 hectares (Figure 1) de topographie accidentée et géologiquement instable, dont l’usage est demeuré indéfini au cours des années 1970, 1980 et 1990, alors que la ville s’étendait et se densifiait. La Limonera est localisée dans une zone d’espaces résidentiels isolés reliés par une route locale de montagne, structure typique de banlieue urbaine. La topographie et la dynamique sociale ont modelé un territoire où des petits quartiers populaires (barrios) qui sont issus d’une invasion et consolidés par la suite jouxtent des quartiers résidentiels mono et multifamiliaux habités par la classe moyenne (urbanizaciones). L’occupation des sols, régie par le Décret de zonage urbain du Sud-Est de Caracas (Ordenanza de Zonificación Urbana del Sureste de Caracas), attribue à la zone des indices d’occupation urbaine de haute densité, à l’image des quartiers voisins de Manzanares et Alto Prado2. On trouve également près de La Limonera deux grands espaces institutionnels : le Fort Tiuna (principale garnison militaire de Caracas) et l’Université Simón Bolívar (université publique nationale).

Un projet de construction de logements privés à haute densité résidentielle a été lancé dans les années 1970 sur ce terrain très attractif...

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