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Analyse structuro-sémantique des parémies zoophytonymiques lubà

Langue, littérature, cerveau, comportement et développement- Tome 1

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Adrien Munyoka Mwana Cyalu

Tout peuple a intérêt à structurer un langage, à structurer des connaissances, à formaliser un contexte de savoir sur le monde et sur l’homme, à poser des actes d’intérêt vital et de croissance. Une analyse structuro-sémantique de cent parémies zoophytonymiques lubà, selon le modèle actantiel de Greimas appuyé par l’herméneutique des traditions, permet de montrer une organisation socioculturelle, politique, juridique et économique de ce peuple, et d’y lire ses préoccupations existentielles et cognitives. Sur le plan formel, on observe une structure binaire caractéristique des traditions orales et génératrice de rythme, ainsi qu’une syntaxe particulière. Dans la plupart des cas, les symboles sont à image existentielle, suivie d’une image prédicative. La dissonance entre la crise lubà actuelle et son modèle social idéal a nécessité un mode d’approche d’une intervention parémiologique s’ouvrant à un nouveau champ de recherche : la neuroparémiologie.
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2.5. Caractéristiques de la littérature orale

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2.5.1. Littérarité de la littérature orale lubà

Parler de la littérarité orale africaine oblige à repérer quelques détails sur la dominance esthétique qui fonde cette littérarité. Le discours littéraire ne prend pas sur le discours ordinaire où apparaissent aussi les éléments esthétiques, mais à faible intensité.

Dans ce monde, la parole est en principe l’apanage de tous les hommes. Cependant chaque personne qui parle ne débite pas de la littérature en tant qu’art. Il faut identifier certaines particularités artistiques dans un texte oral pour qu’il rentre dans le statut du littéraire. C’est là le besoin d’une dose esthétique suffisante et attestée par les instances consacrantes de la littérature comme les pairs de l’auteur, les critiques littéraires, la masse consommatrice et détentrice des canons, etc.

Les langues africaines qui sont porteuses de cette littérature ont une esthétique si riche et si complexe. Leur choix lexical s’opère dans le monde animé et inanimé de leur univers. Elles usent, outre les artifices communs d’art, de tropes, de tons, de quantité vocalique et même consonantique. Le geste du corps, l’esthétique des mouvements, des actes du corps, l’encodage symbolique, la matérialisation de la pensée, etc., taxés d’artistique ou de littéraire se dégagent sensiblement de l’ordinaire pour intégrer l’univers sacré de la littérature. ← 170 | 171 →

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