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Entre belgitude et postmodernité

Textes, thèmes et styles

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Edited By Marc Quaghebeur and Judyta Zbierska-Moscicka

Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s’attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s’attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des œuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude.
D’Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d’autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d’affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d’une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l’entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l’empreinte du silence d’Auschwitz sur la dynamique de cette génération.
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La Quête identitaire dans l’œuvre de François Emmanuel

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Wiesław KROKER

Université de Varsovie

François Emmanuel est un écrivain de l’intime et de la quête identitaire dans sa dimension individuelle et privée. C’est la caractéristique principale de son œuvre. Il n’en est pas moins vrai que, dans plusieurs de ses textes, dans l’histoire racontée retentissent aussi des échos de la grande Histoire. L’intime y trouve alors une articulation avec le collectif.

C’est surtout à ses débuts, au moment de la formation et de l’élaboration de son style, que l’importance de la grande Histoire est manifeste dans les écrits d’Emmanuel. Or, si celle-ci se fait plus discrète par la suite, elle ne disparaît pas pour autant de l’horizon de l’univers emmanuélien. Dans le contexte d’une réflexion sur l’identité belge, le roman Le Sentiment du fleuve (2003) est un cas de figure qui mérite une attention critique particulière. Car non seulement les traces de la grande Histoire y occupent une place rien moins que marginale, mais de surcroît, la diégèse prend pour décor Bruxelles, fait exceptionnel dans l’œuvre de l’écrivain. Si l’on ajoute à cette brève caractéristique la présence, dans le texte, de nombreux éléments de l’esthétique postmoderne, on aura détecté une œuvre unique dans le corpus emmanuélien, œuvre réclamant une lecture qui tienne compte de cette combinaison inédite de paramètres romanesques.

La...

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