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Entre belgitude et postmodernité

Textes, thèmes et styles

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Edited By Marc Quaghebeur and Judyta Zbierska-Moscicka

Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s’attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s’attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des œuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude.
D’Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d’autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d’affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d’une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l’entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l’empreinte du silence d’Auschwitz sur la dynamique de cette génération.
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Déclinaisons identitaires et inventions littéraires chez Jean Louvet

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Vincent RADERMECKER

Un traumatisme lié aux parents, et, par-delà, à la classe sociale

Une dizaine d’années d’écriture dramaturgique sont derrière Jean Louvet lorsqu’il met pour la première fois en scène l’enfant solitaire qu’il fut, un enfant qui chante seul dans la nuit. La pièce qui cristallise et dramatise cette enfance ouvrière, à l’entrée et au sortir de la Seconde Guerre mondiale, s’appelle Conversation en Wallonie. Sa création a lieu le 2 octobre 1977 à la Maison de la Culture de Tournai – dirigée alors par Bernard Debroux – dans une mise en scène de Marc Liebens1 et une dramaturgie de Michèle Fabien2 et de Jean-Marie Piemme3. Le spectacle frappe et fait date4. Il affirme, nous y reviendrons, l’esthétique « critique » d’une frange du Jeune Théâtre belge. Remaniée à partir d’une version dite « littéraire » écrite en 1974-1975, cette version « scénique » paraît chez Jacques Antoine en 1978, préfacée par Michèle Fabien.

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