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Forme(s) et modes d’être / Form(s) and Modes of Being

L’ontologie de Roman Ingarden / The Ontology of Roman Ingarden

Series:

Olivier Malherbe and Sébastien Richard

Le présent ouvrage est un recueil d’articles de chercheurs internationaux sur l’apport à l’ontologie du phénoménologue polonais Roman Ingarden. Il contient des contributions sur des thèmes aussi divers que la dépendance existentielle, les catégories ontologiques, les modes d’être, la substance, la causalité, la forme, l’idéalisme ou encore l’ontologie des objets fictifs. Ce volume démontre que la pensée d’Ingarden ne se limite pas à la phénoménologie et à l’histoire de celle-ci, mais est susceptible d’apporter une contribution singulière à la recherche métaphysique contemporaine.
This books is a collection of papers written by international researchers on the contribution to ontology of the Polish phenomenologist Roman Ingarden. It contains texts of such various themes as ontological dependency, ontological categories, modes of being, substance, causality, form, idealism and the ontology fictional objects. This book shows that Ingarden’s thought goes beyond phenomenology and its history, and could be of a valuable interest for contemporary metaphysical research.
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Quelques remarques autour de l’identité des objets intentionnels

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Patricia LIMIDO-HEULOT

Université de Rennes 2 – Haute-Bretagne

Je me propose de parler de l’identité des objets intentionnels, ou plutôt autour de cette identité car mon propos risque de rester seulement prospectif. Cette thématique récurrente chez Ingarden s’est en fait imposée à moi au détour de la lecture d’une remarque anecdotique. Entre autres opinions communes, les libraires disent volontiers des philosophes qu’ils lisent de la philosophie et des « polars ». Je ne fais pas exception à la règle, et je suis depuis longtemps fidèle aux aventures de Harry Bosch, policier-détective de Los Angeles et vétéran de la guerre du Vietnam, héros solitaire et taiseux. C’est un personnage créé et maintenu en vie par Michael Connelly et, au mois d’avril dernier, l’écrivain a donné une interview à Cannes à l’occasion de l’adaptation de son personnage à l’écran dans une série télévisée. Le journaliste d’un magazine français1 a posé une question à la fois convenue et pourtant singulièrement complexe : « S’agit-il du même Harry Bosch dans la série et dans les romans ? » La réponse de M. Connelly a immédiatement retenu mon attention, car sans hésiter il a déclaré : « Quand j’ai regardé le premier épisode de Bosch, j’ai vu mon héros en mouvement ; c’est donc bien lui. Son interprète [Titus Welliver] a capturé son essence en exprimant, sans mot, ses tourments ». J’ai aussitôt pensé : « voilà un ingardenien qui...

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