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Forme(s) et modes d’être / Form(s) and Modes of Being

L’ontologie de Roman Ingarden / The Ontology of Roman Ingarden

Series:

Olivier Malherbe and Sébastien Richard

Le présent ouvrage est un recueil d’articles de chercheurs internationaux sur l’apport à l’ontologie du phénoménologue polonais Roman Ingarden. Il contient des contributions sur des thèmes aussi divers que la dépendance existentielle, les catégories ontologiques, les modes d’être, la substance, la causalité, la forme, l’idéalisme ou encore l’ontologie des objets fictifs. Ce volume démontre que la pensée d’Ingarden ne se limite pas à la phénoménologie et à l’histoire de celle-ci, mais est susceptible d’apporter une contribution singulière à la recherche métaphysique contemporaine.
This books is a collection of papers written by international researchers on the contribution to ontology of the Polish phenomenologist Roman Ingarden. It contains texts of such various themes as ontological dependency, ontological categories, modes of being, substance, causality, form, idealism and the ontology fictional objects. This book shows that Ingarden’s thought goes beyond phenomenology and its history, and could be of a valuable interest for contemporary metaphysical research.
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Introduction

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Olivier MALHERBE & Sébastien RICHARD

Philosophe éminemment européen – il écrivait avec la même facilité en allemand, anglais, français et évidemment polonais –, Roman Ingarden est né en 1893 à Cracovie1 et s’éteignit brutalement en 1970, quelques mois à peine après la parution de son dernier ouvrage, consacré à l’éthique et à la question de la responsabilité2. Un certain Karol Wojtyła, alors cardinal, célébra le service religieux lors de son enterrement.

Tout au long de sa vie, Ingarden aura côtoyé les plus grands intellectuels polonais et européens. S’il fut l’ami de Witkacy et d’Édith Stein, l’étudiant de Kazimierz Twardowski, c’est sa rencontre avec Edmund Husserl qui fut la plus déterminante dans son cheminement intellectuel. Ingarden rencontre ce dernier en 1912 lorsque, après six mois d’études à l’Université Jan Kazimierz de Lvov, il part étudier la philosophie en Allemagne. Le fondateur du mouvement phénoménologique enseigne à ce moment-là à Göttingen, et Ingarden deviendra rapidement membre de ce qui sera appelé le « Cercle de Göttingen », un groupe de phénoménologues de tendance réaliste, disciples de la première heure de Husserl. Ingarden suit avec passion les séminaires de ce dernier, en large partie consacrés aux Recherches logiques. S’il portait le travail de son maître en très haute estime, Ingarden ne fut pas pour autant un disciple complaisant. Il n’a en effet jamais accepté le tournant transcendantal explicitement...

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