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Outiller les parcours professionnels

Quand les dispositifs publics se mettent en action

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Edited By Sophie Bernard, Dominique Méda and Michèle Tallard

Comment évaluer les politiques publiques du travail et de l’emploi ? Quels sont les facteurs explicatifs de leur réussite ou de leur échec ? Cet ouvrage explore des dimensions trop souvent ignorées des décideurs et qui sont pourtant décisives : ambivalence réelle ou supposée des dispositifs, insuffisante prise en compte des effets des politiques sur les identités professionnelles, le métier ou les conditions d’exercice du travail, mauvaise anticipation du processus d’appropriation par les bénéficiaires, etc.
Cet ouvrage traite des effets de dispositifs variés destinés à orienter les carrières ou à équiper les parcours professionnels : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, validation des acquis de l’expérience, travail en douze heures, etc. Il s’intéresse également aux réorganisations du travail de ceux qui mettent en œuvre les politiques publiques de l’emploi et à leurs effets sur les modes de traitement des usagers.
L’ambition des auteurs est donc de se donner les moyens d’analyser les recompositions, reformalisations, requalifications, et les effets en chaîne, y compris les moins mesurables, entraînés par l’apparition de nouveaux dispositifs ou de nouvelles modalités d’action publique.
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L’évolution du rôle de conseiller d’orientation dans l’École (1960-1980). Les dynamiques professionnelles au cœur de l’action publique

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L’évolution du rôle de conseiller d’orientation dans l’École (1960-1980)

Les dynamiques professionnelles au cœur de l’action publique

Paul LEHNER

ISP UMR 7220 Nanterre

Si l’orientation scolaire est bien souvent appréhendée comme processus interactif permettant de saisir la façon dont se négocie et se joue le choix d’orientation d’un élève (Chauvel, 2012 ; André, 2012 ; Masson, 1994 ; Buisson-Fenet, 2005), il s’agit ici de le saisir comme mode de sélection qui structure l’offre scolaire.

L’orientation scolaire, telle qu’elle est pensée dans les années 1920 par les Compagnons de l’Université Nouvelle (Prost, 2009), est fondée sur un cycle d’observation des élèves. Celui-ci est censé se substituer à la sélection fondée sur les origines sociales en faisant advenir une sélection fondée sur l’observation des « aptitudes » des élèves. Le cycle d’observation devient, dès lors, l’objet de tensions entre syndicats enseignants, groupes professionnels et partis politiques puisque se pose avec lui la question de l’unification du système éducatif, de la définition des « aptitudes » et de ses observateurs. Malgré les pistes d’investigation suggérées par les récents travaux de J.-M. Chapoulie (Chapoulie, 2010) et d’Antoine Prost (Prost, 2013) la mise au jour des logiques constitutives des finalités de l’École et, corrélativement, de l’orientation scolaire, constitue un programme de recherche colossal impliquant la constitution d’un garde-fou.

C’est...

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