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Banque et société, XIXe–XXIe siècle

Identités croisées – Hommage à Pierre de Longuemar

Florence Descamps, Roger Nougaret and Laure Quennouëlle-Corre

Après une carrière de banquier, Pierre de Longuemar a consacré vingt-cinq ans à l’histoire des banques et à la sauvegarde des archives bancaires, notamment au sein de la banque Paribas, puis du Groupe BNP Paribas. Cet ouvrage rassemble vingt contributions d’amis, de banquiers et d’historiens qu’il a croisés dans cette seconde existence au service du patrimoine et de l’histoire.
Les sujets traités couvrent nombre des intérêts historiques de Pierre de Longuemar et entrent en résonance avec tel ou tel épisode de sa biographie ou de ses activités scientifiques. Trois parties ont été distinguées : l’analyse et la compréhension du système financier international contemporain par des acteurs et des observateurs de premier plan ; des contributions d’histoire économique et bancaire ; des articles d’histoire sociale ou d’entreprise.
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Pierre de Longuemar, entre tradition, appel du grand large et transmission

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Florence DESCAMPS, Roger NOUGARET, Laure QUENNOUËLLE-CORRE

Banquier chez Paribas

Né au sein d’une famille normande enracinée par ses alliances dans diverses provinces de l’ouest de la France (Poitou, Touraine, Anjou, Bretagne), Pierre de Longuemar est issu d’une lignée d’officiers1. Arrière-petit-fils d’Alphonse de Longuemar (1803-1881), officier, archéologue, savant et érudit français2, ayant servi comme général de brigade pendant la guerre de 1870, petit-fils du général de division Paul de Longuemar (1836-1918), fils du colonel Henri de Longuemar (1898-1979), il est resté attaché au monde de l’armée qui a baigné son enfance et sa jeunesse3. Au fil de la carrière de son père, sa famille s’installe successivement dans plusieurs régions, l’Alsace, la Picardie, le Limousin, le Périgord, avant de rejoindre la Tunisie pendant la guerre (1942-1945). Pierre de Longuemar y fait l’expérience mémorable et terrible du bombardement de Tunis par l’aviation américaine en 1943. À la fin des hostilités, il termine ses études secondaires à Saint-Martin de Pontoise où il est pensionnaire, puis prépare HEC à Sainte-Geneviève ← 11 | 12 → (Ginette) à Versailles. Pourquoi HEC ? D’une part, la carrière militaire n’offre plus guère de débouchés intéressants et l’attrait de la grande école de commerce est renforcé par une certaine similitude du concours avec ceux de Saint-Cyr ou de l’École navale. D’autre part, le jeune Pierre de Longuemar ne semble pas particulièrement attiré par...

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