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Banque et société, XIXe–XXIe siècle

Identités croisées – Hommage à Pierre de Longuemar

Florence Descamps, Roger Nougaret and Laure Quennouëlle-Corre

Après une carrière de banquier, Pierre de Longuemar a consacré vingt-cinq ans à l’histoire des banques et à la sauvegarde des archives bancaires, notamment au sein de la banque Paribas, puis du Groupe BNP Paribas. Cet ouvrage rassemble vingt contributions d’amis, de banquiers et d’historiens qu’il a croisés dans cette seconde existence au service du patrimoine et de l’histoire.
Les sujets traités couvrent nombre des intérêts historiques de Pierre de Longuemar et entrent en résonance avec tel ou tel épisode de sa biographie ou de ses activités scientifiques. Trois parties ont été distinguées : l’analyse et la compréhension du système financier international contemporain par des acteurs et des observateurs de premier plan ; des contributions d’histoire économique et bancaire ; des articles d’histoire sociale ou d’entreprise.
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Sur les traces de l’Éducation nouvelle : Saint-Martin de France à Pontoise

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Nathalie DUVAL

En témoignage de ses années de scolarité passées à Saint-Martin de France, Pierre de Longuemar1 se souvient du Père Duprey, fondateur de cet internat fort original autrement appelé, lors de sa création en 1929 par les Oratoriens, « les Roches catholiques » : « On sentait que cet abbé incarnait l’esprit de l’école. Le corps professoral était à la dévotion de ce père abbé qui réunissait l’école ». Après avoir été élève un an à Sarlat chez les Jésuites, puis 3 ans en Afrique du Nord, à Tunis, dans le lycée public Carnot (pendant la guerre), Pierre de Longuemar décrit Saint-Martin, où il passe deux ans, de 1945 à 1947, comme une « espèce de famille où les élèves se sentaient liés ». Sur le modèle de l’École des Roches2 que le Père fondateur connaissait bien pour l’avoir visitée et ne cachait pas s’en être directement inspiré, l’école de Saint-Martin de France rassemble, dans un grand parc boisé situé le long de l’Oise, près de Pontoise, des maisons à l’intérieur desquelles les élèves vivaient en communauté. Ils dormaient dans des petits dortoirs surveillés par un « capitaine de dortoir » tandis que les études étaient surveillées par un « capitaine d’études », les élèves étant répartis par âge dans ces différentes maisons dont les noms évoquent le caractère à la fois rural et chrétien de l’implantation de cet...

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