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La biographie individuelle et collective dans le champ des relations internationales

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Michel Dumoulin and Catherine Lanneau

Longtemps méprisée ou déclassée dans l’historiographie universitaire francophone, la biographie a progressivement retrouvé ses lettres de noblesse à partir des années 1970–1980. Ce retour de l’individu sur le devant de la scène s’est appuyé sur l’expérience acquise dans d’autres champs historiographiques, particulièrement dans les pays anglo-saxons, et sur les avancées de l’histoire culturelle et des représentations. En matière de relations internationales, les biographies de diplomates – en nombre croissant – constituent une veine de la recherche qui permet de mieux comprendre les processus décisionnels, le fonctionnement d’un milieu et l’évolution d’une profession et de ses pratiques. Elles s’inscrivent dans le cadre des intimes relations qu’entretiennent les individus avec les forces profondes chères à Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle.
Vitrine de la recherche actuelle dans sa diversité, ce volume, fruit d’un colloque organisé à l’Université de Liège, réunit les contributions de doctorants, post-doctorants et enseignants-chercheurs belges (francophones, néerlandophones et germanophones) ainsi que d’historiens français et luxembourgeois. Illustrant un fécond dialogue intergénérationnel, ces contributions offrent, quel que soit le cadre chronologique et géographique investigué, un éventail des pratiques aussi bien au point de vue de la manière d’aborder les biographies de diplomates qu’à ceux de la méthodologie et des sources mises en œuvre.
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Ambassade ou nid d’espions ? Les diplomates polonais en Belgique pendant la guerre froide

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Idesbald GODDEERIS

KULeuven

Les diplomates ont de nombreuses tâches à remplir : ils représentent leur pays à l’étranger, pratiquent le lobbying pour obtenir des mesures favorables, font rapport à leur pays d’origine et rassemblent également des informations. Nous pouvons partir du principe que la plupart le font selon des méthodes légales, par le biais de la presse, des contacts personnels, etc. Mais il est arrivé que certains aillent plus loin, utilisant par exemple les mises sur écoute ou les filatures. Mieux que cela, d’autres étaient membres des services secrets de leur pays et utilisaient leur poste diplomatique comme couverture pour leur travail de renseignement.

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