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Histoire des postes françaises

Jusqu’en 1939

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Eugène Vaillé

Edited By Comité pour l'Histoire de la Poste

Eugène Vaillé (1875–1959) fut le premier conservateur du Musée de la Poste de Paris entre 1946 et 1955. Entré dans l’administration des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1899, docteur en droit en 1902, il fut bibliothécaire du ministère des PTT jusqu’en 1935. Au cours de cette période, il enrichit les collections postales, rassemblant archives et documentation à partir desquelles il a développé une connaissance longtemps restée unique sur les Postes depuis leurs origines. Ses plus célèbres publications, comme son Histoire générale des Postes en sept volumes (1947–1955), ses trois précis de la collection « Que Sais-Je » aux Presses Universitaires de France, dont l’ Histoire du timbre-poste (1947) et les deux opus réédités ici, ou enfin son impressionnant volume sur Le cabinet noir (1950), furent saluées en leur temps, aussi bien par les historiens des Annales que par le grand public.
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Chapitre VI. La Poste au temps de Louvois

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La Poste au temps de Louvois

Ce fut Louvois qui succéda, en 1668, à Jérôme de Nouveau, trois ans après sa mort par conséquent et qui versa au Trésorier des parties casuelles 365.000 livres pour le rachat de la charge vacante, mais il résulte de la correspondance de Louvois qu’il en exerçait les fonctions ou du moins certaines d’entre elles dès 1666.

Rectifions ici l’erreur commise par quelques auteurs, Luçay par exemple, qui donnent Colbert comme ayant rempli les fonctions de Contrôleur Général des Postes. Il y eut bien un Colbert prénommé Pierre qui occupa cette charge, d’ailleurs secondaire sous un titre ronflant, mais s’agit d’un des trois commis à la Surintendance, ce qui a provoqué cette confusion.

En arrivant au pouvoir une des premières préoccupations de Louvois fut de mettre quelque peu d’ordre dans le service des Maîtres de Poste que son prédécesseur, malgré qu’il ait été créé, pour la surveillance, des agents de contrôle appelés visiteurs, avait fort laissé péricliter. Comme conséquence, les Maîtres de Poste, abandonnaient un à un des emplois devenus peu rémunérateurs et le service royal en souffrait grand dommage. Louvois, pour y remédier : « Interdit à quiconque, dans le but de ménager les chevaux, de courir la poste en chaise, sauf permission spéciale du Surintendant, le bén...

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