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Histoire des postes françaises

Jusqu’en 1939

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Eugène Vaillé and Comité pour l'Histoire de la Poste

Eugène Vaillé (1875–1959) fut le premier conservateur du Musée de la Poste de Paris entre 1946 et 1955. Entré dans l’administration des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1899, docteur en droit en 1902, il fut bibliothécaire du ministère des PTT jusqu’en 1935. Au cours de cette période, il enrichit les collections postales, rassemblant archives et documentation à partir desquelles il a développé une connaissance longtemps restée unique sur les Postes depuis leurs origines. Ses plus célèbres publications, comme son Histoire générale des Postes en sept volumes (1947–1955), ses trois précis de la collection « Que Sais-Je » aux Presses Universitaires de France, dont l’Histoire du timbre-poste (1947) et les deux opus réédités ici, ou enfin son impressionnant volume sur Le cabinet noir (1950), furent saluées en leur temps, aussi bien par les historiens des Annales que par le grand public.
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Chapitre VII. La Ferme des Postes et le groupe Pajot-Rouillé (1691-1738)

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La Ferme des Postes et le groupe Pajot-Rouillé (1691-1738)

Installée dans la place depuis 1672, la dynastie familiale des Pajot-Rouillé n’en devait plus sortir qu’en 1738. Devenu beaux-frères, Léon Pajot et Louis Rouillé, cautions du Fermier Général et bénéficiaires du revenu, cédèrent leur part respective à leurs fils et il en fut de même à la mort de ces derniers. Tous, d’après Barbier, exploitèrent la Ferme des Postes comme un patrimoine personnel, objet de leurs soins et en firent une administration parfaite tout en y recueillant une fortune considérable Au fur et à mesure du développement de l’institution des chefs de famille s’adjoignirent dans des rôles subalternes mais rémunérateurs, leurs frères, oncles, neveux et cousins. Il y eut des Pajot et des Rouillé un peu partout. Ils firent valoir les meilleurs bureaux de province, Lyon, Rouen, Lille et Orléans notamment, et vers 1730, la Ferme était administrée par un Conseil qui, autour des cautions groupait de nombreux parents pourvus de fructueux appointements et souvent d’un pourcentage sur les bénéfices. Aux termes d’un contrat renouvelé à chaque bail et une fois les frais payé, les cautions se partageaient le revenu net de l’entreprise dans la proportion de leur contribution. Ils étaient deux à l’ordinaire ; on en trouve cependant trois au bail de 1704, un Pajot et deux Rouillé ; un de ceux-ci, Rouillé des Fontaines, qui renon...

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