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Histoire des postes françaises

Jusqu’en 1939

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Eugène Vaillé and Comité pour l'Histoire de la Poste

Eugène Vaillé (1875–1959) fut le premier conservateur du Musée de la Poste de Paris entre 1946 et 1955. Entré dans l’administration des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1899, docteur en droit en 1902, il fut bibliothécaire du ministère des PTT jusqu’en 1935. Au cours de cette période, il enrichit les collections postales, rassemblant archives et documentation à partir desquelles il a développé une connaissance longtemps restée unique sur les Postes depuis leurs origines. Ses plus célèbres publications, comme son Histoire générale des Postes en sept volumes (1947–1955), ses trois précis de la collection « Que Sais-Je » aux Presses Universitaires de France, dont l’Histoire du timbre-poste (1947) et les deux opus réédités ici, ou enfin son impressionnant volume sur Le cabinet noir (1950), furent saluées en leur temps, aussi bien par les historiens des Annales que par le grand public.
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Chapitre VIII. La Poste sous la IIIe République de 1871 à 1914 et le développement des services accessoires

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La Poste sous la III e République de 1871 à 1914 et le développement des services accessoires

Dominée par la reconstitution économique de la France, amputée de l’Alsace et d’une grande partie de la Lorraine, la politique postale du nouveau régime eut à satisfaire avant tout à des nécessités budgétaires, conséquences de la situation financière du pays, tenu à de lourdes dépenses en raison du déficit de la période de guerre, de la réparation des dommages résultant des hostilités et des charges du traité de paix.

Aux taxes postales, une loi du 24 août 1871 demandait une contribution supplémentaire de 20 millions réalisable par une augmentation générale des tarifs. Celui de la lettre simple passait de 20 à 25 centimes pour les échanges entre bureaux et de 10 à 15 centimes pour les lettres nées et distribuables dans le même bureau, les autres taxes subissant une augmentation proportionnelle. La loi fut votée malgré une opposition de quelques députés qui craignaient que cette disposition n’allât à l’encontre de l’intérêt général en restreignant le nombre des correspondances. L’un des opposants, M. Wolowski estimait qu’il y avait là ne régression. « La progression du nombre de lettres disait-il, marche d’une manière parallèle au développement de toutes les relations de l’industrie, du commerce, des échanges. On peut...

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