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Histoire des postes françaises

Jusqu’en 1939

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Eugène Vaillé and Comité pour l'Histoire de la Poste

Eugène Vaillé (1875–1959) fut le premier conservateur du Musée de la Poste de Paris entre 1946 et 1955. Entré dans l’administration des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1899, docteur en droit en 1902, il fut bibliothécaire du ministère des PTT jusqu’en 1935. Au cours de cette période, il enrichit les collections postales, rassemblant archives et documentation à partir desquelles il a développé une connaissance longtemps restée unique sur les Postes depuis leurs origines. Ses plus célèbres publications, comme son Histoire générale des Postes en sept volumes (1947–1955), ses trois précis de la collection « Que Sais-Je » aux Presses Universitaires de France, dont l’Histoire du timbre-poste (1947) et les deux opus réédités ici, ou enfin son impressionnant volume sur Le cabinet noir (1950), furent saluées en leur temps, aussi bien par les historiens des Annales que par le grand public.
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Chapitre IX. La Poste pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918)

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La Poste pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918)

Pour la première fois dans l’histoire, la mobilisation générale allait nécessiter la mise en œuvre de toutes les forces vices de la nation tant en hommes qu’en matériel et la guerre devenait la préoccupation essentielle des pouvoirs publics, tout étant subordonné à ses exigences.

L’accaparement des chemins de fer pour les besoins de l’armée rejetait au second plan les organismes du temps de paix et ceux dont les transports conditionneraient l’existence se trouvaient désorganisés et réduits à des moyens de fortune pour remplir leur mission. La poste était dans ce cas, avec cette aggravation qu’aux correspondances civiles dont elle avait la charge allait s’ajouter une intense correspondance militaire. Certes l’activité économique du pays privée de ses éléments les plus jeunes et les plus productifs subit un ralentissement tel que, dès les premiers mois, on constatait un fléchissement de 75 % dans les recettes, mais la diminution du trafic qui en était la cause était largement compensée par l’accroissement de la correspondance militaire.

Celle-ci donna lieu, dès le début, à d’amères critiques d’autant plus compréhensibles qu’il n’était pas de famille qui ne fût impatiente d’avoir des nouvelles des siens en raison des dangers qu’ils pouvaient courir. La tâche était difficile, dont les règles peut-être théoriquement excellentes, se heurtaient...

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