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Contextualizing World Literature

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Edited By Jean Bessière and Gerald Gillespie

This book revisits the notion of World Literature and its applications in Comparative Literature. It suggests the notion not as a means to sift out international paradigms for reading literatures, but as a set of guidelines for the construction of interlocking and/or reciprocally illuminating multilingual literary clusters. These ensembles are of very diverse shapes: the world, a region, a country, a language block, a network of cross-cultural «interferences» – while the so-called minor literatures invite to question the use of these ensembles. Within this frame, fourteen essays respond to the basic paradox of World Literature: how may specific methodological and critical outlooks allow expression of the universal? The answers to this question can be arranged in three groups: 1. Recognition of the need to break loose from European or Western critical perspectives; 2. Presentation of macro- and microcosmic dimensions connectedness and its processes; 3. Definitions of the methodological efforts and hermeneutic orientations to be applied.
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De la Weltliteratur en temps de guerre et de crise : Romain Rolland et Thomas Mann, un maillage international

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Romain Rolland et Thomas Mann, un maillage international

Manfred SCHMELING

Université de la Sarre, Saarbrücken

Prolégomènes : sur la notion de Weltliteratur

La « Weltliteratur » constitue un excellent sujet de discorde : peu de notions possèdent un domaine d’application aussi vaste que celle-ci. Au sein du débat critique, l’on parle d’un concept « exclusivement descriptif », qui ne présente pas de traits normatifs (Lamping 2013, 112), voire même d’une « formule vide au plan idéologique, sans signification théorique » (Zima 1992, 8). Thomas Mann, dont nous traiterons plus en détail, disait en 1948 que la Weltliteratur était « un mot qui appartenait au lexique de la grandeur », pensant autant à la signification abordable et extensible du mot qu’à la grandeur du Goethe d’âge mûr. Aujourd’hui, la « modernité » du Weimarois se fonde notamment sur le lien logique qu’il établit entre le progrès technologique, les échanges internationaux et l’idée de Weltliteratur. S’inspirant de cette réflexion tout en soulignant la signification fonctionnelle que possède la Weltliteratur en tant que « sigle et symbole » (Mann 1982, 333), Thomas Mann confirme encore une fois l’inépuisabilité herméneutique de la notion. Dès lors, une question quelque peu plus provocante s’impose : ne s’agirait-il pas ici d’une pure construction, d’une sorte de facilité lexicale propre à caractériser les relations ou structures internationales et interculturelles en général...

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