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Paradoxes du plurilinguisme littéraire 1900

Réflexions théoriques et études de cas

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Edited By Britta Benert

L’ouvrage s’inscrit dans un champ de recherches en pleine expansion depuis le nouveau millénaire, le plurilinguisme littéraire, et qui a pour originalité d’historiciser le propos en explorant une période charnière, la fin du XIX e siècle.
Aucun ouvrage existant n’est vraiment centré sur ce tournant du siècle, moment où la doxa de pureté de la langue et les esprits nationalistes tendent à promouvoir, voire à imposer l’idéal du monolinguisme et où, parallèlement, persiste à travers l’Europe et le monde un nombre important de situations et d’expérimentations diverses à contre-courant du monolinguisme puriste.
Fruit d’un colloque qui s’est tenu dans le cadre du XX e Congrès de l’Association Internationale de Littérature Comparée à l’Université de la Sorbonne, à l’été 2013, les 14 contributeurs du présent volume interrogent cette situation paradoxale à partir de textes littéraires et de leurs auteurs, et contribuent à éclairer les différentes strates du plurilinguisme littéraire 1900 en leur complexe et souvent ambivalent enchevêtrement politique, éthique et esthétique – dont les problématiques ne sont pas sans rappeler les paradoxes du monde actuel dans un contexte où mondialisation et repli identitaire coexistent souvent.
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La réception de Lafcadio Hearn par ses contemporains parisiens. Essai sur le japonisme littéraire à la Belle Époque

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Essai sur le japonisme littéraire à la Belle Époque

Toshié NAKAJIMA

Université de Toyama

Introduction

Le japonisme1 est un mot qui désigne d’abord le goût pour les objets d’art japonais parmi les Européens de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle. Même si nous pouvons constater, avant que le mot n’existe, que cette tendance artistique et esthétique se trouve durant toute la période de l’époque d’Edo, c’est surtout à partir de la restauration de Meiji, en 1868, que la civilisation japonaise a exercé une véritable influence en Europe.

Le japonisme, dans le domaine des beaux-arts, atteint son apogée, dit-on, dans les dernières années du XIXe siècle. La preuve en est une série d’études d’estampes japonaises de Vincent Van Gogh ou bien des œuvres de Monet ou de Renoir, ainsi que la publication de la revue Le Japon artistique par Samuel Bing de 1888 à 1891. N’oublions surtout pas les expositions universelles de Paris qui ont eu lieu durant cette période et les monographies sur Outamaro et Hokusai publiées par Edmond de Goncourt dans les années 1890 (Goncourt, 1891 ; 1896).

Nous pouvons également constater l’influence de la civilisation japonaise dans le domaine de la littérature française. Bien évidemment, ← 251 | 252 → nous pouvons...

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