Show Less
Restricted access

Du feu originel aux nouvelles cuissons

Pratiques, techniques, rôles sociaux

Series:

Edited By Jean-Pierre Williot

Les techniques de cuisson ont suscité de nombreuses études scientifiques relevant de la nutrition comme de la chimie alimentaire. Les cuissons et les rôles sociaux qui y sont associés constituent un sujet d’étude privilégié des anthropologues, des ethnologues et des sociologues. L’archéologie trouve dans la fouille des foyers de combustion une ressource majeure pour mieux comprendre les dispositifs d’habitat et de vie. La littérature fournit de multiples évocations du feu, de sa chaleur et de la préparation des repas. Les ustensiles et les méthodes employées pour faire cuire les aliments n’ont pas échappé aux peintres. En dépit de toutes ces manifestations d’intérêt, le sujet immense que constituent les opérations de cuisson des nourritures au fil des siècles et dans toutes les aires culturelles avait assez peu retenu l’attention des historiens. Cet ouvrage introduit une réflexion qui appelle à se saisir pleinement d’un thème fondamental de l’histoire et des cultures de l’alimentation. Les communications rassemblées ici empruntent à plusieurs disciplines (histoire, archéologie, anthropologie), couvrent des aires géographiques diverses (Proche Orient, Russie, Méditerranée occidentale et orientale, Inde, Maghreb, Anatolie, Mongolie, Sud Est de l’Asie, Australie, Europe) et la très longue durée, des dispositifs néolithiques aux innovations culinaires contemporaines. Les questions abordées intéressent les aspects économiques et techniques, les choix énergétiques et la transmission des apprentissages culinaires, comme les enjeux culturels et genrés qui s’organisent autour d’un feu, d’un appareil, d’un récipient et en fin de compte des repas.
Show Summary Details
Restricted access

Les modes de cuisson possibles à partir des structures de combustion de deux sites syriens : Tell Aswad et Tell Halula: (Diaa Eddin Albukaai)

Extract

← 22 | 23 → Les modes de cuisson possibles à partir des structures de combustion de deux sites syriens : Tell Aswad et Tell Halula

Diaa Eddin ALBUKAAI

Maison de l’Orient et de la Méditerranée – Jean Pouilloux Archéorient – UMR 5133 (CNRS, université Lyon 2), Lyon

La maîtrise du feu est l’une des innovations majeures de l’histoire humaine et l’une des premières preuves de notre humanité. L’homme a non seulement domestiqué le feu, mais il a aussi été capable de le reproduire à volonté. Le foyer est par excellence un lieu fédérateur. Son rôle social est évidemment essentiel au sein d’une population : les hommes devaient aimer se regrouper autour de cette source de chaleur et de lumière. Il a sans doute contribué au développement de la communication. Mais l’apport le plus important que procure le feu à l’être humain est la possibilité de cuire les aliments, améliorant le menu quotidien de la famille préhistorique. Il permet également de conserver la viande grâce à la technique de l’enfumage. Pendant le néolithique, ses différentes fonctions vont entraîner une diversité croissante des structures de foyers. La néolithisation est aussi synonyme d’un développement des « arts du feu ». Terrain de l’une des premières néolithisations, le Proche-Orient offre la possibilité de suivre ce développement et d’en analyser les conséquences.

Dans le Dictionnaire de la préhistoire, Leroi-Gourhan a considéré que la d...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.