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Connexions électriques

Technologies, hommes et marchés dans les relations entre la Compagnie générale d’électricité et l’État, 1898-1992

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Yves Bouvier

Qu’à l’occasion d’un voyage officiel d’un ministre ou du président de la République, la délégation soit composée de chefs d’entreprise et de hauts fonctionnaires n’étonne plus. Drapeau et commerce sont associés au nom de la conquête des marchés internationaux, de la sauvegarde de l’emploi et du prestige national. Cette relation étroite entre la grande entreprise et l’État, généralement considérée comme une spécificité française du fait de son intensité, s’est d’abord construite dans l’espace national au cours du XXe siècle.
Cet ouvrage présente pour la première fois une réflexion dans la durée sur la relation d’un grand groupe industriel avec l’État. Fondée en 1898, la Compagnie générale d’électricité est devenue Alcatel-Alsthom en 1991. Inflexions politiques, changements de régime et guerres ont bien évidemment eu des effets directs sur les rapports entretenus entre la CGE et l’État, mais les rythmes profonds sont toutefois liés aux temporalités des technologies, à la définition des marchés et aux stratégies personnelles des managers. Passant des concessions municipales pour les premiers réseaux urbains d’électricité à la veille de 1900 aux investissements considérables du programme nucléaire et du rattrapage téléphonique dans les années 1970, la CGE a changé d’échelle avec le déploiement des politiques publiques dans un véritable processus de co-construction.
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Remerciements

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s’adressent plus particulièrement à Antoine Courteault qui, avec l’accord du président d’Alcatel Serge Tchuruk, m’a ouvert sans restriction les archives du conseil d’administration de la CGE. Sont associés à ces remerciements Georges Pébereau, François de Laage de Meux, Pierre Le Roux, Roger Schulz et Christian Fayard qui m’ont donné accès à une partie de leurs documents.

Mes remerciements s’adressent également aux membres de l’Académie François Bourdon et de la Fondation Arts et Métiers qui ont attribué à ma thèse le prix d’histoire François Bourdon « Techniques, entreprises et société industrielle ». Je tiens à remercier les membres du Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie de la Fondation EDF qui ont accepté de soutenir cette publication.

Enfin je n’oublie pas famille, amis et collègues qui, à Bordeaux, Paris ou Chambéry, ont enrichi ce travail chacun à leur manière.

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