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Quatre siècles d’édition musicale

Mélanges offerts à Jean Gribenski

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Edited By Joann Elart, Etienne Jardin and Patrick Taieb

Le présent ouvrage ne prétend pas proposer une histoire de l’édition de musique de 1550 à nos jours. Il consiste en une collection d’études explorant un versant foisonnant de l’histoire de la musique, l’édition musicale, depuis les premiers imprimés et l’insertion de portées dans les périodiques anciens jusqu’à la restitution critique des musiques du passé. Les approches retenues portent sur l’objet lui-même et ses techniques autant que sur des critères purement musicaux ; sur les relations entre l’activité des éditeurs avec le concert et la scène ; ou encore sur les questions de choix de sources et les partis pris de restitution dans le domaine de l’édition musicologique contemporaine.
Il est aussi un recueil de textes conçus en hommage à Jean Gribenski, dont l’enseignement à la Sorbonne, puis à l’Université de Poitiers, a reposé sur une méthode historique accordant au document une attention méticuleuse. Chaque texte s’appuie donc, comme l’enseignement du maître, sur un document dont l’analyse vise à éclairer des pratiques artistiques, sociales, commerciales ou scientifiques. Conçus par des collègues et d’anciens étudiants, il profite des avancées spectaculaires de la recherche dans le domaine de l’histoire de l’édition musicale française au cours des quarante dernières années.
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Les premiers arrangements publiés des opéras parisiens de Gluck

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Michel NOIRAY

On ne connaît guère, aujourd’hui, que deux types d’arrangements des opéras français de Gluck : les opéras complets réduits pour chant et piano, et le Menuet d’Orphée de Gluck transcrit par Camille Saint-Saëns – seule transcription à être restée au répertoire. La pratique de l’arrangement en vigueur au temps de Gluck était sensiblement différente des deux types que l’on vient d’évoquer, et le but du présent article est d’en fournir une nomenclature commentée, assortie de quelques pistes de réflexion sur l’intérêt musical de ces arrangements.

La diffusion des opéras parisiens de Gluck sous forme d’arrangements a connu plusieurs phases, et c’est de la première, c’est-à-dire entre 1774 et 1791, qu’il s’agira ici, une période où l’absence de copyright permettait la réutilisation à l’infini des œuvres au répertoire1. Le point de départ est la création d’Iphigénie en Aulide, tandis que l’année 1791 peut être retenue comme la dernière à avoir connu une vie musicale à peu près normale, avant que la radicalisation de la Révolution n’en perturbe toutes les composantes. Prendre la mesure de ce corpus d’arrangements n’est pas chose facile, vu la multitude des éditions concernées et le caractère lacunaire de leur conservation – contrairement aux partitions gravées complètes qui nous sont parvenues dans un grand nombre d’exemplaires. Le catalogue des annonces compilé par Anik...

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