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Quatre siècles d’édition musicale

Mélanges offerts à Jean Gribenski

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Joann Elart, Etienne Jardin and Patrick Taieb

Le présent ouvrage ne prétend pas proposer une histoire de l’édition de musique de 1550 à nos jours. Il consiste en une collection d’études explorant un versant foisonnant de l’histoire de la musique, l’édition musicale, depuis les premiers imprimés et l’insertion de portées dans les périodiques anciens jusqu’à la restitution critique des musiques du passé. Les approches retenues portent sur l’objet lui-même et ses techniques autant que sur des critères purement musicaux ; sur les relations entre l’activité des éditeurs avec le concert et la scène ; ou encore sur les questions de choix de sources et les partis pris de restitution dans le domaine de l’édition musicologique contemporaine.
Il est aussi un recueil de textes conçus en hommage à Jean Gribenski, dont l’enseignement à la Sorbonne, puis à l’Université de Poitiers, a reposé sur une méthode historique accordant au document une attention méticuleuse. Chaque texte s’appuie donc, comme l’enseignement du maître, sur un document dont l’analyse vise à éclairer des pratiques artistiques, sociales, commerciales ou scientifiques. Conçus par des collègues et d’anciens étudiants, il profite des avancées spectaculaires de la recherche dans le domaine de l’histoire de l’édition musicale française au cours des quarante dernières années.
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L’air italien de « Céphise » dans Les Deux Sous-Lieutenants et le Concert interrompu d’Henri-Montan Berton. Une erreur d’édition ?

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L’air italien de « Céphise » dans Les Deux Sous-Lieutenants et le Concert interrompu d’Henri-Montan Berton

Une erreur d’édition ?

Maxime MARGOLLÉ

Les Deux Sous-Lieutenants ou le Concert interrompu, opéra-comique en un acte et en prose, sur un livret d’Edmond de Favières et une musique de Henri-Montan Berton, connaît un échec dès sa création au Théâtre Favart, le 19 mai 1792. Seul un air italien chanté par Mlle Richardi et accompagné au violoncelle par Chenard trouve grâce aux yeux du public et de la presse. Dix ans plus tard, le compositeur retente sa chance sur le même sujet dans une version révisée par Benoît-Joseph Marsollier. Ainsi, Le Concert interrompu est créé le 31 mai 1802 par la troupe de l’Opéra-Comique, réunie depuis peu au Théâtre de la rue Feydeau. On y retrouve ce qui semble être l’air italien de 1792, chanté cette fois par Mlle Philis1. Chenard tient toujours la partie de violoncelle, tandis que Mlle Pingenet cadette joue du piano et Martin du violon2.

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