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Quatre siècles d’édition musicale

Mélanges offerts à Jean Gribenski

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Joann Elart, Etienne Jardin and Patrick Taieb

Le présent ouvrage ne prétend pas proposer une histoire de l’édition de musique de 1550 à nos jours. Il consiste en une collection d’études explorant un versant foisonnant de l’histoire de la musique, l’édition musicale, depuis les premiers imprimés et l’insertion de portées dans les périodiques anciens jusqu’à la restitution critique des musiques du passé. Les approches retenues portent sur l’objet lui-même et ses techniques autant que sur des critères purement musicaux ; sur les relations entre l’activité des éditeurs avec le concert et la scène ; ou encore sur les questions de choix de sources et les partis pris de restitution dans le domaine de l’édition musicologique contemporaine.
Il est aussi un recueil de textes conçus en hommage à Jean Gribenski, dont l’enseignement à la Sorbonne, puis à l’Université de Poitiers, a reposé sur une méthode historique accordant au document une attention méticuleuse. Chaque texte s’appuie donc, comme l’enseignement du maître, sur un document dont l’analyse vise à éclairer des pratiques artistiques, sociales, commerciales ou scientifiques. Conçus par des collègues et d’anciens étudiants, il profite des avancées spectaculaires de la recherche dans le domaine de l’histoire de l’édition musicale française au cours des quarante dernières années.
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Quarante ans plus tard

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Jean MONGRÉDIEN

Jean Gribenski a été l’un des pionniers de la musicologie universitaire française. Il n’est pas inutile en effet de rappeler qu’il a fallu attendre en France les événements de 1968 pour que s’ouvre quelques années plus tard à la Sorbonne un cursus complet de musique modelé d’après celui des autres disciplines universitaires (licence, CAPES, maîtrise, agrégation et doctorat). Jean Gribenski est arrivé à la Sorbonne à cette époque en tant qu’assistant de Jacques Chailley, le père fondateur du département.

Entré moi-même au département en 1973, j’ai très vite sympathisé avec lui ; sa formation d’historien le destinait à un type de recherche que je pratiquais moi aussi et j’avais compris qu’il serait un atout important dans notre tâche d’implanter durablement la musique à l’université. Il y eut alors bien des conflits tout au long desquels Jean fut toujours à mes côtés, notamment lorsque, succédant à Simone Cusenier qui avait dirigé le département au départ de Jacques Chailley, je me suis retrouvé à la tête de ce qui s’appelait alors UER (unité d’enseignement et de recherche). Né à la suite des réformes engendrées par mai 1968, le département était en ces premières années d’existence quelque peu suspecté de « mal penser » de la part des grands maîtres de l’« alma mater » du temps (historiens, philosophes, latinistes…) Je me souviens fort bien d’avoir observé chez beaucoup d’entre eux une attitude...

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