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L’imaginaire en œuvre

Romans scouts et expérience littéraire

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Edited By Laurent Déom

« Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. » (Proust, Sur la lecture.) Une lecture peut en effet affecter en profondeur, non seulement parce qu’on y puise un savoir nouveau, mais aussi parce qu’on y découvre une autre manière d’être au monde.
Un texte littéraire – avec ses thèmes, ses structures narratives, son usage spécifique de la langue – est une interpellation. Certains lecteurs, en raison du contexte socio-historique et psychique dans lequel ils sont immergés, sont disposés à s’imprégner, d’une façon forte et durable, des imaginaires que le livre déploie. On peut ainsi analyser comment l’expérience esthétique articule des stratégies discursives et des effets émotionnels.
En raison du succès considérable qu’il a rencontré, le roman scout en français offre, à cet égard, un champ d’investigation éclairant. La collection « Signe de piste », en particulier, a suscité l’enthousiasme de nombreux lecteurs, pour des raisons qui n’ont été que partiellement élucidées jusqu’à présent et que l’on met ici en lumière sous un angle nouveau, à partir des œuvres de Serge Dalens, de Jean-Louis Foncine, d’X. B. Leprince, de Jean Valbert et de Maurice Vauthier. Cette étude s’attache notamment à analyser la construction d’une dynamique initiatique dans laquelle les romans sont capables d’entraîner le lecteur, qui est ainsi invité à adopter un rapport au monde renouvelé.
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Annexes

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Le tableau suivant permet d’associer les différents romans au cycle auquel ils appartiennent (le cas échéant) ainsi qu’à leur auteur. La date mentionnée est celle de l’édition originale. Les ouvrages publiés dans le cadre d’un cycle sont classés en fonction de l’ordre choisi par l’auteur pour organiser celui-ci (et mentionné dans le paratexte de certaines éditions). Enfin, on précisera entre parenthèses le nom d’état-civil de l’auteur, au cas où celui-ci a fait usage d’un pseudonyme.

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Le premier tome du cycle du Prince Éric présente la naissance de l’amitié entre Éric Jansen et Christian d’Ancourt. Participant en tant qu’invité au camp d’été de Birkenwald, Éric est intégré à la patrouille du Loup, où Christian lui apporte un soutien efficace. Éric (dont on apprend qu’il s’agit d’un jeune prince scandinave) paraît en effet assez faible, accablé par la perte récente de ses parents et par le poids d’une mission familiale qu’il doit remplir dans un avenir proche. Cette tâche lui est rappelée par un bracelet de vermeil portant cette inscription énigmatique : « B. K. 11. 8. 36. » Christian l’aidera à découvrir le sens de cette mission en explorant le souterrain du château de Birkenwald. Il trouvera là un antique registre grâce auquel il apprendra la lutte séculaire opposant sa famille à celle d’Éric, celle-ci se vengeant des exactions commises par les d’Ancourt en tuant l’un de ses descendants au...

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