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François Mauriac, journaliste

Les vingt premières années, 1905–1925

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Edited By John Flower

Entre 1905 et 1925 François Mauriac rédigea plus de trois cents articles dans divers journaux et revues littéraires et culturelles, souvent mais pas toujours d’inspiration catholique. Au cours de la même période, il produisit trois recueils de poèmes, huit romans et plusieurs essais. Après une longue introduction critique le volume présente une sélection représentative de ces articles parmi lesquels se trouvent des réflexions philosophiques, des observations politiques et souvent polémiques, des chroniques théâtrales et des comptes-rendus de nombreux romans et de recueils poétiques. L’ensemble constitue un riche commentaire sur le monde culturel, intellectuel et politique de l’époque contemporaine. Déjà se fait entendre la voix de celui qui signera une trentaine d’années plus tard le célèbre bloc-notes dans Le Figaro et L’Express, avec son humour, son ironie, ses éclats de colère et son mépris à peine déguisé mais, en même temps, sa sensibilité caractéristique, son humanisme et des expressions de sa foi profonde.

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Introduction Vous avez en vous l’étof fe d’un chroniqueur étourdissant et d’un polé- miste redoutable. — Lettre de Vallery-Radot, le 2 octobre 1914 Que le journalisme est un art dif ficile. — Le Figaro, le 23 mai 1949 En décembre 1952 le Prix Nobel de littérature fut décerné à François Mauriac « pour l’analyse pénétrante de l’âme et de l’intensité artistique avec laquelle il a interprété, dans la forme du roman, la vie humaine. » Mauriac avait soixante-sept ans. Cette distinction, qui couronna une carrière remarquable commencée depuis une quarantaine d’années, allait-elle aussi en marquer la fin ? La possibilité ne sera pas mise en question par la publication en 1954 de L’Agneau, roman avec lequel Mauriac luttait déjà depuis sept ans. Mais la parution en 1969 d’Un adolescent d’autrefois – roman que beaucoup comptent parmi ses meilleurs – révélera que ce don de créativité n’a été qu’en sommeil. Malheureusement nous ne saurons que spéculer sur ce qu’il aurait continué à nous of frir ; la suite, dont nous n’avons que le fragment Maltaverne, publié après sa mort, ne sera jamais réalisée. Ce qui nous frappe pourtant aujourd’hui c’est que dix-sept ans plus tôt en décembre, le jury de Stockholm ne fit aucune référence à Mauriac poète, ni au dramaturge, ni à l’essayiste … et ni au journaliste. Peut-être n’est-il donc pas sans ironie que la voix de Mauriac commencera à s’imposer parmi les plus écoutées...

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