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Au seuil de la modernité: Proust, Literature and the Arts

Essays in Memory of Richard Bales

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Edited By Nigel Harkness and Marion Schmid

This volume of essays, which is dedicated to the late Richard Bales, one of the doyens of Proust studies, considers Proust’s pivotal role at the threshold of modernity, between nineteenth- and twentieth-century forms of writing and thinking, between the Belle Epoque and the First World War, between tradition and innovation. More than just a temporal concept, this threshold is theorized in the volume as a liminal space where borders (geographical, artistic, personal) dissolve, where greater possibilities for artistic dialogue emerge, and where unexpected encounters (between artists, genres and disciplines) take place.
Working both backwards and forwards from the publication dates of A la recherche du temps perdu (1913-27), the seventeen essays written specially for this volume take as their focus Proust’s manifold engagements with the world of modernity, as well as intermedial relations among the generations of artists before and immediately after him. Looking back to the nineteenth century, the undisputed starting point for nascent forms of modernity in Western art and literature, and a period that was uniquely formative for the young Proust, they also offer insights into inter-artistic dialogue in Surrealist and post-Surrealist painting and poetry.

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V Postface -301

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V Postface Richard Bales Bernard Brun Hommage à Richard Bales, pionnier des études proustiennes La critique génétique proustienne Pendant l’été 1974 Florence Callu, conservateur au cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque nationale, donnait à la toute jeune équipe Proust du Centre d’Histoire et d’Analyse des Manuscrits modernes (CAM), devenu ensuite l’Institut des Textes et Manuscrits modernes (ITEM), l’autorisation exceptionnelle de regarder ensemble les 62 cahiers de brouillon alors connus de Marcel Proust, en vue d’une analyse matérielle scientifique. Ainsi étions- nous confinés, Claudine Quémar et moi, avec une technicienne, dans les petites salles du fond, au haut de l’escalier en colimaçon, dans le secret le plus absolu, avec tous les documents autour de nous. Privilège vite contra- rié par le bruit d’une machine à écrire, un peu à l’écart. Quel était l’autre privilégié? C’était Richard, qui avait obtenu le droit exorbitant de retaper les dactylographies de Marcel Proust. En l’occurrence, les états successifs des vacances à la plage, et de l’invention des jeunes filles, à l’intérieur du premier volume du roman. Il n’existait pas à l’époque de photocopieuse, de lecteur-reproducteur de microfilms ni de traitement de texte dignes de ce nom. La machine à écrire était manuelle. On imagine l’ampleur de son projet: sans ce passe- droit, Richard aurait dû recopier à la main des dactylographies corrigées avec des additions et des remaniements autographes extensifs. Nous sym- pathisâmes immédiatement sur des problèmes de fond: comment transcrire des inédits, quel code...

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