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« Ce Salon à quoi tout se ramène »

Le Salon de peinture et de sculpture, 1791-1890

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Edited By James Kearns and Pierre Vaisse

Exposition organisée par l’État jusqu’en 1881, grande fête annuelle ou bisannuelle de l’art, le Salon de peinture et de sculpture domine la vie artistique à Paris tout au long du dix-neuvième siècle. Dans l’historiographie de la modernité artistique, cependant, le rôle de ce « Salon à quoi tout se ramène » (comme le disait Tabarant dans La Vie artistique au temps de Baudelaire) a trop souvent été réduit à celui du terrain de bataille où se sont confrontées « tradition académique » et « nouveauté révolutionnaire ». Les sept études que contient ce volume ont donc pour but de restituer au Salon sa véritable dimension historique en analysant des éléments essentiels de son organisation, son fonctionnement et sa finalité, dont : son emplacement (au Louvre jusqu’en 1848), ses artistes, ses visiteurs, sa rhétorique et son système de récompenses, pour terminer sur les raisons et les conséquences de son abandon par l’État.

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Le Salon de la Société nationale des beaux-arts comme lieu d’épanouissement du mécénat privé dans les années 1890 OLIVIA TOLÈDE-LÉON 101

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Le Salon de la Société nationale des beaux-arts comme lieu d’épanouissement du mécénat privé dans les années 1890 OLIVIA TOLÈDE-léon Au mois de décembre 1889, les mécontentements et discordes accumulés durant les huit premières années d’existence de la Société des artistes français aboutissaient à une scission irrémédiable. Celle-ci fut brusquement déclen- chée par la mise en cause des récompenses décernées lors de l’Exposition universelle. Les artistes étaient ainsi officiellement divisés en deux camps. Une centaine de dissidents menés par le peintre Ernest Meissonier déci- dèrent de fonder une nouvelle association, la Société nationale des beaux- arts.1 Présidée par Meissonier,2 elle organisa à partir de 1890 un Salon annuel concurrent sur le site du Champ-de-Mars. L’« étonnant succès » de ce nouveau Salon, écrivait le peintre Guillaume Dubufe, « a servi, en fin de compte, tous les artistes, nous a délivrés de quelques routines, et a réveillé les courages adverses et les belles émulations plus encore que les petites rivalités. […] La division, en deux sociétés […] aura eu, en somme, quoi qu’on pense des grandes colères ou des petites vanités des hommes, 1 Le groupe des dix-huit membres fondateurs était composé d’un noyau de neuf démis- sionnaires du comité de la Société des artistes français (Ernest Meissonier, Auguste Carolus-Duran, Pierre Puvis de Chavannes, Alfred Roll,...

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