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Robert Desnos

Surrealism in the Twenty-First Century

Series:

Marie-Claire Barnet, Eric Robertson and Nigel Saint

« Ce n’est pas la poésie qui doit être libre, c’est le poète. » A legendary figure within the Surrealist movement, Robert Desnos (1900-1945) has left a unique legacy as a poet of distinction, as a ‘dormeur éveillé’ revered by his fellow Surrealists, and as a free spirit par excellence. In celebrating Desnos’s unique creative voice, this book re-evaluates his prominence within and beyond the Surrealist movement, reappraises his status as a poet, and sheds new light on his contribution to the literary and cultural life of his age. The essays in the volume reflect the ongoing vitality and relevance of Desnos’s poetry and the originality of his contribution to the various other forms of expression in which he excelled: journalism, short stories, script-writing and song-writing. Desnos’s extensive writings on art and artists, his active involvement in avant-garde film and his close associations with a number of renowned painters are also addressed. This fresh look at Desnos’s activities and contexts includes an interview with the artist Georges Malkine’s daughter, Fern Malkine-Falvey, and a study of the memoirs of Desnos’s wife, Youki. The volume closes with a rare collection of journalistic writings by Desnos which appeared in Le Soir in the late 1920s and have never appeared in print since their original publication.

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Appendix: Robert Desnos, journalist

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Appendix Robert Desnos, journalist MARIE-CLAIRE BARNET Préface « La Vie Parisienne fait bouillir la marmite » :1 Robert Desnos, alias Pierre Guillais, Roger Dalençon et Rodolphe Deglantine, chroniqueur au Soir Robert Desnos a fait des Prophéties notoires, qui, dès 1925, annoncent son statut de rebelle iconoclaste et d’innovateur inclassable, en d’au- tres termes, d’« inlassable tentateur », assurant de surcroît, dans une question rhétorique de 1933 : « Je suis un personnage bien scandaleux, bien impossible, ma chère ? »2 Si le statut de Desnos demeure encore changeant et à réévaluer (voire, résolument imprévisible au cours du temps), ses jeux de mots facétieux nous rappellent combien tout statut en soi est des plus relatifs. Dans ses Confidences, Youki Desnos se souvient qu’au cours de vacances en Bretagne en 1938, à Belle-Île-en- Mer, au Palais, Robert Desnos voulait louer un fort de Vauban, « La Belle Fontaine » », et dans son enthousiasme affirmait : « Je me ferai élire maire, disait Robert, et je mettrai sur mes cartes de visite : Robert Desnos, maire du Palais ».3 Comme nous le savons bien, quand le poète se fait journaliste, il ne perd pas sa plume à malices pour autant. La preuve en est donnée dans les chroniques et brefs articles suivants, croquis vivants de la vie à Paris, articles inédits de Robert Desnos, publiés ici grâce à l’aide précieuse et généreuse de Marie-Claire Dumas. Autrement dit, si « le 1 Youki Desnos, Les Confidences de Youki (Paris : Fayard, 1999)...

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