Show Less

Religion, Ethics, and History in the French Long Seventeenth Century - La Religion, la morale, et l’histoire à l’âge classique

Series:

Edited By William Brooks and Rainer Zaiser

In June 2006 delegates from eight countries representing six French, US, and British-based learned societies met at St Catherine’s College, Oxford, for a conference on the French long seventeenth century entitled ‘Modernités/Modernities’. Twenty of the best papers on religion, ethics and history were selected for this volume, and they present new perspectives on topics as diverse as devotion and pornography, artifice and the pursuit of truth, Bruscambille and Pascal, historiography from the sixteenth century to Voltaire, and, of course, the Querelle des Anciens et des Modernes.
En juin 2006 un colloque sur le thème de la modernité pendant l’âge classique a réuni à St Catherine’s College, Oxford des spécialistes venus de huit pays pour représenter six sociétés savantes dont quatre françaises, une américaine, et une britannique. Vingt communications choisies parmi les meilleures sont recueillies dans le présent volume, sur des sujets aussi divers que la dévotion et la pornographie, l’artifice et la recherche de la vérité, Bruscambille et Pascal, l’historiographie tant du seizième siècle que de Voltaire et, bien entendu, la Querelle des Anciens et des Modernes.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Archaïsme de la modernité, modernité de l’archaïsme: l’histoire religieuse en quête du temps 29

Extract

CHRISTIAN BELIN AND MARIE-MADELEINE FRAGONARD Archaïsme de la modernité, modernité de l’archaïsme: l’histoire religieuse en quête du temps Signalons d’emblée une difficulté majeure: la désignation des faits. Le terme «moderne»1 n’est d’un usage positif que de façon minoritaire, lorsqu’il est opposé à l’ancienneté du paganisme: le christianisme est «moderne». Il a un usage ancré dans la chronologie, désignant ceux qui ont été des «modernes» et se sont désignés ainsi au XVe siècle; mais, utilisé au XVIe ou XVIIe, il signifie alors «vieux, dépassé», si- non barbare,2 en raison du discrédit jeté sur cette période. Dans l’usage courant, désignant un phénomène actuel ou récent, il est tou- jours diffamatoire, «nos hérétiques modernes», et tel que, sans épais- seur historique, il signifie «nouveau», donc vain, vide ou nocif. Cela n’empêche pas que dans notre vocabulaire il existe du «moderne» aux XVIe et XVIIe siècle, mais nous devrons le traquer malgré les formu- les diffamatoires, «ces derniers temps», «d’aujourd’hui», «nouveau», «à la mode», ou dans des phénomènes non nommés nécessairement, qui dessinent une ponctuation forte du temps qui mène à notre propre modernité. Et parmi ces phénomènes totalement d’ «époque», caracté- ristiques des XVIe et XVIIe siècles, l’argument de l’ancienneté pour légitimer les croyances et les pratiques religieuses. Les Eglises des XVIe et XVIIe siècles recourent souvent à un argument paradoxal pour prouver...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.