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Lieux de culture dans la France du XVII e siècle

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Edited By William Brooks, Christine Probes McCall and Rainer Zaiser

En juillet 2011, un colloque sur les lieux de culture au XVII e siècle a rassemblé à l’université Queen Mary de Londres des spécialistes en provenance de différents pays pour présenter les résultats de leurs recherches dans ce domaine. Les études réunies dans le présent volume se composent d’un choix des communications tenues lors de ce colloque. L’objectif est d’explorer les rapports existant entre les lieux – concret ou figuré, réel ou imaginaire – et la représentation théâtrale, le pouvoir royal, la vie religieuse, le savoir scientifique, la création artistique et littéraire au XVII e siècle. Entrent en ligne de compte les châteaux, les couvents, les collèges, les académies, les salons, les cabinets, les foires et les rues, lieux qui deviennent dans leur ensemble les témoins de la diversité culturelle du Grand Siècle.

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III Espaces littéraires : théâtre, narration, poésie

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Joseph Harris Cultural/Common Places: The Unity of Place and the Struggle over Spectatorship It has long been something of a critical commonplace that the rise of ‘the rules’ in early-seventeenth-century French theatre marked the triumph of the cultural elite over the unruly tastes of the theatregoing masses. Certainly, the main advocates of dramatic regularity – to whom I shall refer here as the ‘regulars’ – do little to dispel such an impression. Chapelain, La Mesnardière, and later d’Aubignac all show at times quite a haughty dis- taste for the common people, alongside a professed desire to transform the theatre into a site of high culture. Chapelain, for example, ends his foundational – if unpublished – ‘Lettre sur la règle des vingt-quatre heures’ (c. 1630) by insisting that regularity and vraisemblance are the cornerstones of dramatic success, and pours scorn on those dramatists who simply indulge the tastes of the lowest common denominator: ‘[je] ne conseillerai jamais à mon ami de se faire Tabarin plutôt que Roscius, pour complaire aux idiots et à cette Racaille qui passe en apparence pour le vrai peuple et qui n’est en ef fet que sa lie et son rebut’.1 If dramatic irregularity could of fer any pleasure at all, he insists, ‘ce serait un plaisir extrêmement rustique et du tout incapable de toucher les esprits nés à la politesse et à la civilité’ (p. 233). An appreciation of dramatic regularity, then, is a sign of cultural, urban sophistication; orderliness is necessary if the theatre is to become...

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