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Béatrice Bonhomme

Le mot, la mort, l’amour

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Edited By Peter Collier and Ilda Tomas

Ce recueil d’études, ce Festschrift, fête l’œuvre de Béatrice Bonhomme et en même temps en fait l’analyse critique. Depuis vingt ans Bonhomme nourrit la poésie française de sa contribution d’écrivain, de professeur de lettres à Nice et d’éditrice de la revue Nu(e) où elle accueille les meilleurs poètes de notre temps. Cet ouvrage reflète entre autres les rapports et les correspondances qui relient son travail à celui d’autres artistes, autant visuels que poétiques.
Il s’emploie à saisir la créativité multiple du poète architecte et archéologue de la parole et à exalter ce qui, dans son verbe, évoque la fouille et la fresque, le chant orphique et la toile abstraite, la cisaille et la musique syncopée. Il présente un modèle détaillé de la théorie poétique actuelle comme elle s’élabore dans l’œuvre de Bonhomme. Chaque chapitre cible un des thèmes dominants de son œuvre poétique. Tout en se servant d’approches diverses, leur trait d’union et point culminant est leur appréciation d’une écriture personnelle et courageuse, traitant sans arrière pensée de l’amour et de l’enfance, des mots et de la mort.

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Partie III La lumière étoilée : rapports entre arts et artistes

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Geneviève Guétemme Entre le dire et le voir : le nu, la photographie Béatrice Bonhomme a croisé ses textes avec les œuvres de plusieurs artistes : Tristan Bastit, Claire Poulain, Christine Charles, ou Henri Maccheroni, par exemple. Les images produites révèlent une collaboration artistique entre deux auteurs qui, tous deux, tirent parti de la confrontation. Certaines images, insérées dans les recueils, ont toutefois un statut dif férent. Ce sont des photos ou des dessins qui sont souvent nés avant et indépendamment des textes, comme, par exemple, des peintures ou des dessins du père de Béatrice Bonhomme (Mario Villani, il était peintre) ou bien des photos de famille qui montrent son père, sa mère ou Béatrice enfant et adolescente. Il y a aussi des photos que Béatrice Bonhomme a prises elle-même, comme cette image de cloître placée sur la dernière page de La Fin de l’éternité1. Ces images sont toutes très personnelles. Qu’elles soient artistiques ou non et que Béatrice Bonhomme en soit ou non l’auteur n’a, apparemment, pas vraiment d’importance. Elles sont une partie de Béatrice elle-même. Cela veut-il dire que ces images sont comme les textes ? Qu’elles sont une forme de l’écriture de Béatrice Bonhomme et une composante du dis- positif poétique global ? Et, s’il s’agit pour Béatrice Bonhomme de mêler les formes d’expression, ce mélange est-il une autre...

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