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Béatrice Bonhomme

Le mot, la mort, l’amour

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Peter Collier and Ilda Tomas

Ce recueil d’études, ce Festschrift, fête l’œuvre de Béatrice Bonhomme et en même temps en fait l’analyse critique. Depuis vingt ans Bonhomme nourrit la poésie française de sa contribution d’écrivain, de professeur de lettres à Nice et d’éditrice de la revue Nu(e) où elle accueille les meilleurs poètes de notre temps. Cet ouvrage reflète entre autres les rapports et les correspondances qui relient son travail à celui d’autres artistes, autant visuels que poétiques.
Il s’emploie à saisir la créativité multiple du poète architecte et archéologue de la parole et à exalter ce qui, dans son verbe, évoque la fouille et la fresque, le chant orphique et la toile abstraite, la cisaille et la musique syncopée. Il présente un modèle détaillé de la théorie poétique actuelle comme elle s’élabore dans l’œuvre de Bonhomme. Chaque chapitre cible un des thèmes dominants de son œuvre poétique. Tout en se servant d’approches diverses, leur trait d’union et point culminant est leur appréciation d’une écriture personnelle et courageuse, traitant sans arrière pensée de l’amour et de l’enfance, des mots et de la mort.

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Partie IV Le vide essentiel : l’autre côté de la vie

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Claude Ber Variations autour de la perte ou le regard mélancolique Cette lecture de la trilogie Marges, La Fin de l’éternité, Dernière adolescence se situe, à leur semblance, à la frontière. Parce qu’elle est autant analyse cri- tique que libre déambulation d’un poète en lisant un autre, mais surtout parce qu’elle interroge trois ouvrages eux-mêmes en tous sens à la frontière : frontière des genres dans ce « journal », cette « pièce de théâtre », et ce « récit-poème » à la limite de la prose et du poème, frontière de l’ambi- valence de l’adolescence qui tient à la fois de l’enfance et de l’âge adulte, frontière de l’œuvre poétique, dont ils se démarquent, mais qu’ils semblent blasonner, quand, à la lumière du récit ou du « drama » théâtral, se lit plus explicitement ce qui s’égrène dans l’épars comme le resserré du poétique. En ef fet, ces trois textes, centrés sur le souvenir et sur l’intime, relèvent sinon de l’autobiographie du moins de l’autofiction. Dans un jeu qui brouille délibérément les pistes, le « je » emprunte le masque de personnages, se dédouble en plusieurs voix féminines et masculines dans La Fin de l’éter- nité, explore d’autres mémoires que la sienne comme dans Marges, dépliant une série de variations autour de l’enfance, de l’éblouissement du premier amour et de leur perte irrémédiable. Images et...

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