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L’Autobiographie entre autres

Écrire la vie aujourd’hui

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Edited By Fabien Arribert-Narce and Alain Ausoni

Où va l’autobiographie ? Alors qu’elle évolue entre les genres, entre les cultures et les langues, ainsi qu’entre les nouveaux moyens de capter et d’archiver la vie, on remarque qu’elle constitue plus que jamais un lieu d’expérimentation et d’innovation pour les auteurs d’expression française. Cet ouvrage se propose dès lors d’examiner plusieurs des formes d’écriture de soi qui ont marqué ces dernières décennies. Parcourir des œuvres d’auteurs et de cinéastes reconnus avec des spécialistes de l’autobiographie, c’est se donner une chance de saisir certaines évolutions et de mesurer la vitalité d’un genre pour lequel l’intérêt critique et populaire n’a fait que croître depuis les premiers travaux de Philippe Lejeune (qui signe l’arrière-propos de ce volume) dans les années 1970. On trouvera ici des contributions de chercheurs qui répondent au commun désir de développer de nouveaux cadres théoriques permettant d’apprécier à sa juste valeur la remarquable diversité de la production autobiographique contemporaine.

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Partie IV Autre medium : les égofilms

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JEAN-LOUIS JEANNELLE 7 Identité, sexualité et image numérique : Ma vraie vie à Rouen d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau Ma vraie vie à Rouen relève de ce que j’appellerai les ‘égofilms’, sorte d’équi- valent de l’autobiographie dans le champ documentaire. Une telle notion soulève, en tant que classe d’œuvres et en tant que catégorie générique, d’importantes dif ficultés à la fois de désignation et de délimitation. Il y a une raison principale à cela : l’émergence des égofilms est liée au per- fectionnement de supports d’enregistrement et de dif fusion sans lequel la pratique du cinéma autobiographique resterait peu ou prou interdite aux amateurs. Elle est liée, autrement dit, à l’apparition du 16 et du 8mm, avec leurs variantes, le Super 16 et le Super 8, à celle de la vidéo analogique à bande magnétique, puis au passage de l’analogique au numérique et à l’apparition de ‘petites caméras’, qui allient accessibilité (économique et technique), maniabilité et performance (les images en DV peuvent ainsi être kinescopées en 35mm, autrement dit dif fusées en salle de cinéma avec une qualité d’image très satisfaisante, comme en témoigne l’exemple du Filmeur d’Alain Cavalier). La dernière étape n’est autre que l’arrivée des caméras intégrées aux ordinateurs, dont les images sont transmises et dif fusées par le biais d’internet,1 mais également des caméras de téléphones portables, devenus un quatrième support de...

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