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From Bad Boys to New Men?

Masculinity, Sexuality and Violence in the Work of Éric Jourdan

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Owen Heathcote

This book is the first critical survey of the work of Éric Jourdan. Jourdan first came to public attention as a schoolboy in 1955, when he published Les Mauvais anges, a sulphorous novel of adolescent male-to-male love, which was banned by the censors in 1956 and again in 1974. It did not officially appear until 1984. Despite the ban, and despite ongoing censorship, Jourdan continues to write novels, short stories and plays. His many books include the ‘trilogy’ Charité, Révolte and Sang, and other equally uninhibited texts such as Le Garçon de joie, Aux gémonies and Le Jeune soldat. More recent publications include short stories, historical novels ( Sans lois ni dieux, Lieutenant Darmancour) and the more autobiographical text Trois cœurs.
This study charts Jourdan’s writing career from Les Mauvais anges to the present day, situating his work in the context of writers from Peyrefitte and Montherlant to Guibert, Dustan and Guyotat. The analysis concentrates on three main themes: boyhood and masculinity; sex and (homo)sexuality; and violence and death. Throughout, a number of questions are paramount. What is the connection between masculinity and violence? How does Jourdan reconcile joie de vivre with pain and punishment? Do his young male protagonists progress from bad boys to new men? In what ways can his texts be seen as homoerotic, homosexual, gay or queer? What, ultimately, is the connection between sex, sexuality and writing in Jourdan?
The book includes detailed bibliographies of Jourdan’s works and, for the first time since its original, controversial publication in Arcadie, his short story ‘Le Troisième but’.

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APPENDIX ‘Le Troisième but’ par Roger Véronaise

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APPENDIX ‘Le Troisième but’ by Roger Véronaise1 Dès qu’on était entré, même avant de franchir le sombre couloir de ciment qui séparait le jour des rires, une odeur lourde vous léchait le visage; c’était une vapeur faite de cuir où la sueur épousait le mâle parfum des corps dévê- tus aux aisselles triomphantes, et par-dessus lequel régnait l’odeur, après les douches, des cuisses musclées, car l’eau qui les avait imprégnées en rendait plus forte la virilité, comme une terre après l’orage, tandis que les joueurs s’essuyaient et passaient leurs culottes rouges et leurs maillots bleu-roi. L’instant qui suivait, la marche devenait celle des marins, on roulait d’une hanche sur l’autre, grisé par cet arôme qui vous déshabillait, plaquait sa bouche d’homme nu sur votre poitrine en glissant, prémices d’amoureux, ses mains de brute de vos épaules à vos mollets. L’équipe jouait contre le vent et avec le soleil. Dès les premières des- centes vers les buts ennemis, les avants furent stoppés par une défense intraitable et ils se heurtèrent, comme des troupes trop fraîches sur les retranchements d’une citadelle, aux arrières massifs des maillots verts et noirs. Le goal en était un fort joli garçon, aux cheveux bruns emmêlés et qui poussait la coquetterie jusqu’à retrousser sur des jambes lisses et fermes, sa culotte déjà courte et serrée, qu’un...

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