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The Dark Side of Diderot / Le Diderot des ombres

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Edited By James Hanrahan and Síofra Pierse

This collection of essays investigates the darker aspects of Diderot, writer, art critic, philosopher and encyclopédiste. The chapters focus on the schism between positive images of the Enlightenment and an undercurrent of disorder, transgression and clandestine intellectual and social practices. Diderot’s role in this fissure is critically scrutinised through an analysis of the interface between Enlightenment and its dark side. In his reticence before authority and censorship, in the richness and complexity of his literary and philosophical works, in the emotional conflict of his theatre, or in his innovative aesthetic vision, Diderot consistently evokes the darker side of the Enlightenment.
Cet ouvrage interroge l’aspect plus sombre de Diderot, écrivain, critique d’art, philosophe et encyclopédiste. Les contributeurs traitent du clivage entre d’un côté, les images positives des Lumières et, de l’autre, le désordre, la révolte, la transgression, les pratiques sociales et intellectuelles clandestines qui en constituent son corollaire parfois sous-jacent. Le rôle de Diderot au cœur de ce clivage sera analysé dans le cadre d’une interrogation plus large du couple Ombres/Lumières. Diderot incarne – dans ses réticences devant les autorités et la censure, dans la richesse et la complexité de ses ouvrages littéraires et philosophiques, dans les conflits affectifs de son théâtre, ou encore dans sa vision esthétique innovatrice – une alternative, plus sombre, à la marche des Lumières triomphantes.
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La Mélancolie de Dorval

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Diderot, dramaturge des ombres? L’idée a de quoi surprendre si on attribue au syntagme le sens dans lequel il a été le plus couramment utilisé à propos de la littérature classique et moderne.1 En effet, l’auteur du Fils naturel ne convoque pas des fantômes dans ses pièces,2 et n’évoque pas la ‘querelle des spectres’ dans ses écrits majeurs sur le théâtre, alors même que celle-ci fait un certain bruit à l’époque à la suite des tentatives voltairiennes d’acclimater en France ce type de personnage, très shakespearien. Il faut, certes, que l’auteur qui se mêle d’écrire une pièce soit possédé par la vision de ses personnages, comme le précise une page assez connue du discours De la poésie dramatique, et comme le montre l’article de Russell Goulbourne dans le présent volume. De même, on sait que la pièce, telle qu’elle fait l’objet de la mise en scène et de la lecture, est le résultat d’un découpage dans le tissu d’une fable plus étendue, dont certaines parties au moins sont à écrire à l’instar de ce qui est destiné à être prononcé, quitte à les reléguer dans l’entracte: tel est le cas de la ‘réconciliation’ du Commandeur avec Germeuil dans les coulisses du Père de famille, que Diderot reproduit dans le même discours déjà mentionné. Ainsi, ces dialogues omis sont autant d’ombres portées sur le drame, fonctionnant comme des...

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