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The Dark Side of Diderot / Le Diderot des ombres

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Edited By James Hanrahan and Síofra Pierse

This collection of essays investigates the darker aspects of Diderot, writer, art critic, philosopher and encyclopédiste. The chapters focus on the schism between positive images of the Enlightenment and an undercurrent of disorder, transgression and clandestine intellectual and social practices. Diderot’s role in this fissure is critically scrutinised through an analysis of the interface between Enlightenment and its dark side. In his reticence before authority and censorship, in the richness and complexity of his literary and philosophical works, in the emotional conflict of his theatre, or in his innovative aesthetic vision, Diderot consistently evokes the darker side of the Enlightenment.
Cet ouvrage interroge l’aspect plus sombre de Diderot, écrivain, critique d’art, philosophe et encyclopédiste. Les contributeurs traitent du clivage entre d’un côté, les images positives des Lumières et, de l’autre, le désordre, la révolte, la transgression, les pratiques sociales et intellectuelles clandestines qui en constituent son corollaire parfois sous-jacent. Le rôle de Diderot au cœur de ce clivage sera analysé dans le cadre d’une interrogation plus large du couple Ombres/Lumières. Diderot incarne – dans ses réticences devant les autorités et la censure, dans la richesse et la complexité de ses ouvrages littéraires et philosophiques, dans les conflits affectifs de son théâtre, ou encore dans sa vision esthétique innovatrice – une alternative, plus sombre, à la marche des Lumières triomphantes.
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Introduction: Darkness in Diderot

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In Diderot’s Encyclopédie article ‘Socratique’, he uses the well-established metaphors of shadows and light in his eulogistic account of Socrates’ life, asserting at one point that Socrates knew,

que la vérité est comme un fil qui part d’une extrémité des ténèbres et se perd de l’autre dans les ténèbres; et que dans toute question la lumière s’accroît par degrés jusqu’à un certain terme placé sur la longueur du fil délié, au-delà duquel elle s’affaiblit peu à peu et s’éteint. Le philosophe est celui qui sait s’arrêter juste; le sophiste imprudent marche toujours, et s’égare lui-même et les autres: toute sa dialectique se résout en incertitudes. C’est une leçon que Socrate donnait sans cesse aux sophistes de son temps, et dont ils ne profitèrent point. Ils s’éloignaient de lui mécontents sans savoir pourquoi. Ils n’avaient qu’à revenir sur la question qu’ils avaient agitée avec lui, et ils se seraient aperçus qu’ils s’étaient laissés entraîner au-delà du point indivisible et lumineux, terme de notre faible raison.1

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