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The Paris Fine Art Salon/Le Salon, 1791–1881

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Edited By James Kearns and Alister Mill

Following on from « Ce Salon à quoi tout se ramène » : Le Salon de peinture et de sculpture, 1791–1890, published in 2010 as an earlier volume in this series, this volume contains a selection of the papers given at the first major international conference to be held on the post-1789 Paris Fine Art Salon. Hosted by the University of Exeter in September 2013, the conference had its origins in the research project entitled Painting for the Salon? The French State, Artists and Academy, 1830–1852, funded in 2010–2012 by the UK’s Arts and Humanities Research Council, and its purpose was to situate findings of this research within the wider framework of the Salon’s nineteenth-century history. In this collection of twenty-three papers, fourteen in English, nine in French, established and new scholars of French art history examine the national and international artistic, political and cultural dimensions of the most important regular exhibition of contemporary art in the nineteenth-century world.
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Le Salon des Refusés ne date pas de 1863! Les enjeux d’un face à face entre le Salon de l’opposition et le Salon officiel en 1827

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Une exposition de tableaux refusés s’ouvrit à la galerie Lebrun le 10 décembre 1827 (Le Mentor, 27 novembre), soit un peu plus d’un mois après l’inauguration du Salon. La presse s’empressa de nommer cette contre-manifestation « Salon de l’opposition1 ». La galerie Lebrun n’en était pas à sa première exposition « contestataire ». Depuis ses débuts sous l’Ancien Régime, elle remit en cause l’exclusivité du Salon, accueillant de nombreuses expositions libres. Sous la Restauration, elle exploita la vacance laissée par l’inégale périodicité du Salon en organisant des manifestations artistiques en 1826 et 1829. Ces initiatives, favorables aux artistes à une époque où le marché de l’art était embryonnaire, furent perçues comme salutaires et permirent à la galerie Lebrun de se faire une place de choix dans le monde des arts.

En 1827, avec la présentation des tableaux refusés au Salon, elle s’attaqua cette fois à la légitimité du jury, autre grief à l’encontre des expositions officielles. Ainsi, elle préfigurait le Salon des Refusés de 1863 à l’exception près qu’elle ne fut pas organisée par le pouvoir en place mais par une entreprise commerciale et qu’elle n’eut pas le même retentissement « médiatique ». Que nous révèle cette première initiative française de contre-Salon ? Annonce-t-elle un nouveau modèle d’exposition ? Comparée au Salon et aux expositions des Sociétés des Amis des Arts organisées la même année, la galerie Lebrun représente-t-elle un...

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